11 bonnes raisons d’écrire sous un pseudonyme

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Nombreux sont les auteurs auto-édités (ou non !) qui se posent la question : dois-je utiliser un pseudonyme pour publier mes écrits ?

Les exemples d’auteurs qui écrivent sous un nom de plume sont toujours plus nombreux, il s’agit donc d’une pratique courante, qui a donc ses avantages. Examinons de plus près vos intérêts à publier sous un pseudonyme… ou plusieurs !

 

1. Protéger sa vie publique

Une des premières motivations pour un auteur de choisir un pseudonyme est de conserver son anonymat, de ne pas se faire reconnaître en public.

Grâce aux moteurs de recherches comme Google, il est aujourd’hui très facile de faire des recherches sur le profil d’une personne à partir de son identité. Ainsi, si vous écrivez sous votre vraie identité, tout le monde est en mesure de rechercher sur Internet des informations sur votre personne, de consulter votre profil Facebook, de voir si vous appartenez à un mouvement syndicaliste…

Ainsi, publier sous un pseudonyme permet de dissimuler votre véritable identité au public, de protéger votre vie privée. Le serveur ne pourra pas vous reconnaître grâce votre nom lorsque vous sortirez votre chéquier pour payer votre note de restaurant (encore faut-il que vous soyez très, très connu…).

 

2. Protéger son entourage

En plus de se protéger soi-même, écrire sous un nom de plume permet de protéger son entourage, d’autant plus si vous écrivez sur des sujets sensibles pour la société, que ce soit sur la religion, le mariage homosexuel, la vague actuelle de l’érotisme… Sous votre vraie identité, les lecteurs et le bouche à oreille auront vite fait d’identifier vos proches, qui pourront dès lors subir les conséquences de vos publications.

 

3. Protéger sa vie professionnelle

Nous avons vu que publier sous votre réelle identité peut vous rendre facilement visible, notamment sur Internet. Le problème, c’est que même dans votre travail, cette visibilité difficilement contrôlable peut vous retomber dessus. Admettons que vous êtes en recherche d’emploi : vous envoyez CV et candidatures à tout bord. Un recruteur pourra alors facilement faire des recherches sur vous, voir ce que vous publiez et en apprendre suffisamment pour mieux cerner votre personnalité, avant même de vous rencontrer. Cela peut s’avérer préjudiciable pour vous, d’autant plus si le recruteur ne partage pas les mêmes opinions que celles que vous publiez.

Et même si vous avez passé l’étape des entretiens d’embauche sans que le recruteur n’ait fouillé sur Internet à la recherche de la moindre information douteuse vous concernant, tout n’est pas joué, loin de là.

La publication d’ouvrages écrits sous votre réelle identité peut avoir d’autres conséquences négatives dans votre vie professionnelle. Que ce soit du au fait que vous abordez une problématique qui va à l’encontre de votre employeur, que votre profession requiert le secret professionnel, qu’il serait mal vu de votre employeur et de vos collègues s’ils apprenaient que vous parlez de votre métier et d’une certaine manière d’eux, ou simplement pour votre image, si le bruit se mettait à courir dans les couloirs que vous écrivez des livres à l’eau de rose.

 

4. Choisir un nom original

Si vous avez un nom banal (Martin, Dubois, Petit…), les lecteurs pourraient s’imaginer que votre livre est lui aussi banal. Et si vous possédez un nom affreux, vos lecteurs pourront penser que vos écrits le sont également. Il est bien connu que l’habit fait le moine. Ainsi, l’habillage de votre livre, dont le titre de couverture, sont aussi importants que son contenu.

Vous devez essayer de sortir du lot, de vous rendre attrayant, via votre nom de plume, et de vous différencier de vos homonymes, afin que les lecteurs puissent mieux vous distinguer.

Attention, il ne s’agit pas de tomber dans l’excès et d’opter pour un nom à consonance asiatique parce qu’il sonne bien à vos oreilles. Un pseudonyme farfelu ou étranger aura autant de désavantages auprès de vos lecteurs qu’un nom banal. Si vous écrivez un livre français, il est en effet préférable de le sortir sous un nom d’auteur français.

 

5. Ne pas embrouiller vos lecteurs

Si vous écrivez dans un certain registre, que vous avez un certain succès et de l’expertise, mais que vous souhaitez aborder d’autres genres, vos lecteurs pourraient être déroutés par ce mélange si vous conservez le même nom d’auteur.

Publier des ouvrages sur des thématiques différentes peut désarçonner vos lecteurs par votre capacité à passer du coq à l’âne et traiter des sujets sans lien. Une des conséquences à cela est une perte de crédibilité aux yeux de vos lecteurs de l’auteur « polyvalent » que vous êtes.

Vos lecteurs ne comprendront peut-être pas que vous ayez de l’expertise pour différents sujets, et souhaiteront que vous restiez uniquement la référence du domaine qui les intéresse. Ils pourront alors être déçu.

Votre nom ne doit pas être utilisé dans un contexte qui est hors-sujet pour vos lecteurs, sous peine de nuire à votre crédibilité. Ainsi, utiliser un nom de plume par thématique permet au lecteur de se rassurer sur votre expertise.

 

6. S’oser à publier sur des thématiques sensibles

En plus de nuire à votre entourage, aborder des thématiques sensibles, comme l’érotisme en ces temps qui courent, peut clairement justifier le choix du nom de plume pour publier vos romans sulfureux.

Vous pouvez souhaiter que votre identité réelle ne soit pas associée à des thématiques sensibles que vous publiez, pour gagner en discrétion, tranquillité d’esprit, et surtout, surtout, ne pas nuire à l’ensemble de vos autres publications, car les lecteurs de vos autres livres pourraient ne pas apprécier vos tribulations.

 

7. Changer de casquette facilement

Si vous publiez des ouvrages sur des thématiques différentes, vous pouvez ne pas avoir envie d’être reconnu uniquement pour une seule thématique, par exemple celle qui aura le plus de succès. Le risque serait alors que vous soyez catégorisé, et que l’on ne vous reconnaisse plus que pour un seul de vos livres, ce qui peut nuire à vos autres ouvrages.

Ainsi, changer de casquette (et donc de pseudonyme) suivant chaque thématique permet de ne pas avoir une étiquette collée dans le dos et de ne pas savoir s’en défaire.

 

8. S’identifier à un univers particulier

Un autre avantage du pseudonyme, pour celui qui le porte, est de mieux pouvoir s’identifier et s’imprégner de l’univers de ses histoires et de ses personnages.

En prenant comme nom de plume un nom similaire à l’image de vos personnages (comme Voldemort si vous écrivez du fantastique, mais bon courage pour assumer…), vous arrivez mieux à rentrer dans leur peau, à vous imaginer à leur place dans votre récit, et à laisser libre cours à votre imagination. Vous fusionnez avec votre récit.

 

9. Anticiper un flop

Si vous écrivez un livre qui s’avère être un flop soumis à une critique virulente, votre image risque de sérieusement en pâtir, et vous risquez de ne jamais vous en relever.

Publier sous un pseudonyme permet justement de palier à cela, et de se défaire rapidement du nom, réel ou imaginaire, que vous avez choisi pour ce livre, et qui maintenant vous dé-crédibilise, pour mieux rebondir.

 

10. Optimiser votre nom suivant votre marché

Un phénomène très répandu et très efficace consiste à créer un pseudonyme sur mesure à chacun des marchés sur lesquelles vous vous positionnez. Ainsi, le nom d’auteur est également un outil marketing.

Par exemple, si vous écrivez un livre de cuisine, et que dans la réalité vous vous appelez Gérard Bonnet, votre nom ne sera pas très vendeur. Il faut que ce nom parle à vos lecteurs, qui ont besoin de s’identifier à l’auteur du livre qu’ils ont entre les mains (ou sur leur écran, c’est selon). Dans notre exemple, vous opterez certainement pour un pseudo féminin (oui, même si vous êtes un homme, il va falloir assumer), et ensuite vous le choisirez plus précisément en fonction de la thématique précise de votre livre. Un prénom de grand-mère pour un livre de recette de grands-mères, un prénom de jeune adulte dynamique pour un livre de recette pour célibataires… Dans ce dernier cas, si votre pseudonyme est branché, les lecteurs croiront que votre livre l’est également et auront un à-priori positif lorsqu’ils jetteront un premier regard sur la couverture.

Vous pourrez donc choisir autant de noms de plume différents que de livres que vous publiez, ou de thématiques que vous abordez, et associer à chacun de ses pseudonyme une fiche d’auteur fictive.

 

11. Tester son écriture

Et enfin, le jour où vous serez connu et reconnu, classé entre Marc Levy et Guillaume Musso dans le top des ventes, vous pourrez envisager d’utiliser un nom de plume pour tester la qualité intrinsèque de votre écrit indépendamment de votre notoriété.

Si ces deux auteurs publiaient leur prochain ouvrage de telle manière, je pense d’ailleurs que cela nous réserverait de sacrées surprises…

 

Bien entendu, faire le choix d’un ou plusieurs pseudonymes n’est pas dénué de conséquences. Ce sujet sera l’objet d’un prochain article à paraître sur le blog…

Personnellement, jusqu’à présent, je publiais sous un pseudo uniquement pour raisons professionnels, ne souhaitant pas être identifié de mes collègues de travail. Mais dorénavant, ayant plusieurs idées d’ouvrages en tête, selon des thématiques différentes, je vais sûrement opter pour des pseudos selon chaque thématique afin de ne pas embrouiller les lecteurs.

Pour finir, j’insiste sur le fait que le nom de plume ne fait pas tout. Vous pouvez trouver le meilleur pseudonyme qui soit, si le contenu de votre ouvrage n’est pas optimum, ce sera un échec au final. Comme quoi, l’habit ne fait pas tout…

 

Et vous, utilisez-vous un nom de plume pour publier vos écrits ? Pour quelles raisons ? Rencontrez-vous des difficultés ?

 

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Commentaires

  1. Laetitia a écrit

    Intéressant, personnellement je ne me pose plus la question, ce sera sous un pseudonyme par pudeur et pour protéger ma vie privée. Mais il est vrai que cela me pose questions quant à certaines failles et complications qui en découlent, tel que pour le mode de paiement. Comment faire ? Pas le choix, il faut se créer une boite postale ? Et pour les salons du livre nécessaires à ta promotion, tu as une doublure ? 🙂 Je crains les limites du pseudo malgré tout.
    A bientôt Fred, continue ce blog, je le trouve riche d’informations et très agréable à parcourir.

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      Bonjour Laetitia et bienvenue sur le blog.
      En effet, choisir un pseudonyme n’a pas que des avantages, on le verra dans un prochain article.
      Et comme tu le cites en exemple, cela peut s’avérer compliqué pour tout ce qui est relatif à la gestion financière.
      Lorsque l’on passe par un éditeur, ce problème est très minime, car l’éditeur s’occupe de tout. Dans le cas de l’auto édition, s’est différent.
      Je vais approfondir tes différentes interrogations (que je me pose également), et je t’apporterai des éléments de réponse plus complètes.
      A bientôt 🙂

  2. a écrit

    Merci Fred ! Et pour ajouter à tes excellents points, je pense que tu connais l’histoire de Romain Gary ? La réussite ultime en terme de doublure. 😉

    PS : Qui a parlé de Richard Bachman ?…

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      Hello Jean-Philippe,
      En effet, Romain Gary a bien bluffé son monde, d’ailleurs je me demande comment il a fait, vu comme cela peut être compliqué de publier sous un pseudonyme. Belle performance en tout cas.
      Richard Bachman est un parfait exemple de l’auteur qui souhaite d’une part se tester à un genre nouveau, et tester son écriture indépendamment de la signature de l’auteur Stephen King.
      Merci de les avoir cité pour illustrer cet article. A bientôt 😉

  3. a écrit

    Salut Fred !
    Intéressant, je n’avais jamais pensé à l’utilité d’un pseudonyme et c’est vrai que pour mon boulot de prof, si les parents d’élèves font des recherches (les élèves sont encore un peu jeunes pour ça), ils ne manqueront pas de tomber sur mon blog, mes écrits, mon facebook, etc. J’avais déjà fait le ménage il y a quelques années sur de vieux forums et un ancien blog (c’était un autre moi !). Internet peut être problématique pour la vie privée à ce niveau.
    En même temps, aujourd’hui, je n’ai pas à rougir de ce que je fais (de la fiction) mais je comprends que certains sujets soient sensibles.
    As-tu des exemples d’auteurs célèbres qui publient sous pseudonyme ? J’ai cru à une époque que Stephen King en était un, mais non, c’est son vrai nom.
    A bientôt,
    Jérémie

  4. lili a écrit

    Bonjour Fred,

    tout d’abord un immense merci pour ton blog que je viens de parcourir durant une bonne partie de cet après-midi, et que je trouve très instructif!:)

    j’attends avec impatience les inconvénients d’avoir un pseudo, car avant de tomber sur ton site je ne pensais pas en prendre et maintenant ça me tente bien!:) je me lance dans un livre photos, mais si le résultat n’est pas à hauteur (notamment au niveau de l’impression, c’est un peu le stress pour des photos), autant avoir une porte de sortie!:-p

    @ bientôt,

    lili

  5. Alexandra a écrit

    Bonjour, si je veux me faire publier par le biais d’un éditeur je lui envoie mon manuscrit avec mon pseudonyme ou bien dans un premier temps je garde mon identité et lui fait part de mes choix plus tard ?

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      Bonjour Alexandra et bienvenue sur le blog ! 🙂

      N’ayant jamais contacté d’éditeur, je n’ai jamais réfléchi à cette question, mais dans tous les cas, si tu utilises un pseudonyme, ton éditeur est tenu de garder confidentielle ta vraie identité.

      Donc ce que je ferais, c’est d’envoyer ton manuscrit à ton éditeur avec ta vraie identité, mais en précisant tout de suite que tu le publieras sous un pseudonyme, et que tu souhaites ainsi que ton anonymat soit conservé. Ainsi, seul ton éditeur connaître ton identité.
      De toute façon tu n’as pas le choix de la lui dire, rien que pour qu’il sache à qui libeller tes chèques de droits d’auteur (et à quelle adresse les envoyer) une fois ton livre commercialisé.

      A bientôt, Fred 😉

  6. a écrit

    Le pseudo permet presque tout, sauf si le passé vous rattrape….. Ma bio est plus qu’en dessous de la vérité. Pendant plus de trente ans j’ai écrit et peaufiné une trilogie de 1500 pages, sans pouvoir me décider à me publier, raisons familiales et professionnelles. Quand je m’y suis résolu, en découvrant amazon par hasard, j’ai élagué en fiction à mon nom propre. Je ne sais pas si j’ai eu raison?

  7. Henry Moa a écrit

    Bonjour,

    moi j’ai choisi un pseudo car comme plusieurs genres d’histoires m’intéressent, j’ai décidé d’affecter un pseudo à chacun des genres.
    Je suis passionné d’Histoire, plus particulièrement celle qui concerne le Moyen-Orient et l’Afrique, je me suis donc choisi un pseudo en rapport avec ces deux mondes là: Henry MOA.
    Je m’intéresse aussi aux organisations criminelles j’ai donc pris comme pseudo, l’endroit d’où je viens: Henri DAUBER.
    Et comme d’autres univers m’intéressent aussi, comme la science-fiction, j’en prendrai sûrement d’autres.
    Salutations à vous, Henry.

  8. Camille a écrit

    Bonjour,
    Je voulais utiliser un pseudonyme pour un de mes livres. Les raisons que vous exposez ici sont très convaincantes.
    Or, sur le site de l’AFNIL il y a un lien « Vous recherchez un éditeur ». En y allant, tout le monde peut regarder l’adresse personnelle d’un auto-éditeur, parce qu’en plus, c’est bien marqué AUTO-EDITION pour ceux qui sont inscrits comme tels. Bonjour la confidentialité !
    Quel dommage, je trouve, pour nous auto-éditeurs de ne pas pouvoir se servir des pseudonymes pour protéger sa vie privée.
    Connaissez-vous des astuces pour que nous soyons protégés de la même manière qu’un auteur publié par une maison d’édition traditionnelle?
    Merci d’avance, Camille.

  9. Piwi a écrit

    Bonjour, merci pour ce petit billet très intéressant et très pratique.

    J’ai également trouvé ce petit article qui y fait écho en me promenant avec google: http://www.derniermot.net/Devriez-vous-utiliser-un.html

    Pour ma part, je ne suis ni éditée, ni auto-éditée pour le moment. J’attends actuellement une réponse d’un éditeur, et advienne que pourra. Par contre, je songe vraiment à prendre un pseudonyme, pour deux bonnes raisons: d’une, mon nom de famille est long et souvent écorché, et je préférerais avoir un nom simple et efficace pour mes (futurs) lecteurs; de deux, je viens de rendre un mémoire de recherches en orthophonie, et je voudrais que la distinction entre ma vie professionnelle et ma vie d’artiste soit nette. Il faut que je me protège et que je protège mes patients.

    Mais le problème, c’est que je n’arrive pas à choisir de pseudo… Comment choisir??

    Bien cordialement

  10. Laurent a écrit

    Bonjour,
    Merci pour cet article vraiment très intéressant et instructif!

    Pour ma part, je me pose la question suivante:
    Lorsque l’on décide de s’auto-publier sous un pseudo, comment faire pour conserver ses droits d’auteur?
    Autrement dit, comment prouver que l’on est bien l’auteur de l’ouvrage ?

    Merci,

    Laurent

  11. Bertolino a écrit

    Bonjour,
    L’article est très juste ; mais il y a aujourd’hui une forte nécessité de mettre en avant son image/visage sur les réseaux, de faire la promotion de son ouvrage sur une chaîne Youtube, d’être interviewé et donc (c’est souvent mieux) d’être photographié…
    Il est difficile d’échapper à la représentation de l’auteur, ce qui pose un vrai problème pour celui qui veut rester discret sous pseudo.
    Merci
    Christian

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