Chris Simon, 2.500 ventes en moins d’un an avec sa série lacanienne ! [Interview]

lacan ecrire et s'enrichirBienvenue dans cette nouvelle interview. Aujourd’hui, je reçois Chris Simon, une auteure auto-éditée dont j’entends beaucoup parler, suite à la publication de sa série Lacan et la boîte de mouchoirs. Cela m’a intrigué, et j’ai eu envie d’en savoir davantage.

 

Fred : Bonjour Chris ! Je suis ravi de t’accueillir sur le blog Écrire… et s’enrichir !, et je te remercie d’avoir accepté cette interview.

Pour commencer, peux-tu nous dire qui tu es dans la vie, ce que tu fais ?

Chris Simon : Bonjour Fred !

Je suis une personne assez solitaire. J’écris surtout, je vais au musée… Mais j’aime de temps en temps me confronter à la société, avec ses codes, ses imprévus… J’aime aussi cuisiner pour les autres.

Fred : Alors, il y a une question que j’ai pour habitude de poser aux auteurs que j’interviewe : Chris Simon, pseudo ou vraie identité ?

Chris Simon : C’est mon vrai nom. Sur mon passeport, c’est Christine. Mais beaucoup de mes amis m’appellent Chris, surtout aux États-Unis.

Fred : Ok, Chris. Raconte-nous un peu tes débuts avec l’écriture ?

J’ai commencé très jeune par écrire des pièces de théâtre.

Chris Simon : J’ai commencé très jeune par écrire des pièces de théâtre. Je croyais que le théâtre se résumait à des dialogues. Hum, c’est un peu plus que ça !

Du théâtre, j’en suis venue à la nouvelle – format que j’affectionne particulièrement – et au scénario orienté par mes études. Mais mettre de l’écriture dans ma vie est une décision que j’ai prise adolescente. Et depuis une quinzaine d’années, j’écris tous les jours, au levé.

Fred : Et aujourd’hui, as-tu déjà publié tes propres nouvelles ?

Chris Simon : J’ai publié deux recueils de nouvelles, La couleur de l’œil de Dieu et Le baiser de la mouche. Ainsi qu’une sorte d’improvisation à plusieurs, intitulée La Bouche, et basée sur le principe du cadavre exquis.

En 2012, j’ai eu mon premier roman publié, Ma mère est une fiction. Depuis 2013, ma série psy Lacan et la boîte de mouchoirs (Saison 1 et maintenant la Saison 2), que j’écris chaque mois. Je viens aussi de publier Jérôme, une novella.

Fred : Ça commence à faire pas mal, bravo à toi ! Toujours en auto-édition ?

Chris Simon : Non. Ma mère est une fiction a été publié chez l’éditeur publie.net. Et Jérôme dans le recueil Pentatracks, chez l’éditeur La Bourdonnaye. Une collaboration que j’ai aimé, et que nous allons renouveler. J’écris en ce moment sur une série pour cet éditeur.

En ce qui concerne l’auto-édition, j’ai commencé par publier La couleur de l’œil de Dieu sur le Kindle, au printemps 2011. Ma série Lacan et la boîte de mouchoirs est également publiée en édition indépendante.

Fred : Tu publies depuis 2011 sur le Kindle ?! Tu es donc un précurseur de l’édition indépendante sur Amazon !

Chris Simon : Oui. Vivant aux États-Unis jusqu’en 2009, j’avais déjà un compte Amazon.com, ce qui m’a permis de publier avant qu’Amazon s’installe au Luxembourg.

Fred : Aujourd’hui, que représente l’auto-édition pour toi ?

Une voie formidable. Une possibilité immense pour un auteur […]

Chris Simon : Une voie formidable. Une possibilité immense pour un auteur, s’il sait se l’approprier et utiliser les outils numériques qui lui sont proposés. Tous ces nouveaux outils ne sont pas difficiles à utiliser en soi, mais il faut que son écriture soit prête. Que l’on soit prêt dans sa tête, qu’on se fasse confiance pour se lancer.

Fred : Tu navigues entre New York et Paris : tes livres sont-ils également publiés en anglais ?

Chris Simon : Non. J’avais très envie d’écrire Lacan et la boîte de mouchoirs en anglais, mais je ne trouve pas le temps. Aussi, je sais que le marché américain de l’auto-édition n’est plus naissant, c’est un adolescent maintenant. Plus difficile.

 

***

 

Fred : Revenons-en justement à ta série littéraire Lacan et la boîte de mouchoirs, dont j’entends beaucoup parler.

Explique-nous un peu : déjà, c’est quoi, une série littéraire ? Comment ça marche ? Ce sont des nouvelles, qui forment une suite ?

Chris Simon : Non, ce ne sont pas des nouvelles. Les épisodes, qui sont des séances pour moi, se rapprochent plus du chapitre dans leur forme et leur fonction. Nous sommes plus dans la configuration du feuilleton du 19ème siècle. L’histoire avance à chaque épisode, l’intrigue se développe, les personnes deviennent récurrentes.

Nous nous rapprochons du roman, mais au lieu de le livrer en une seule fois, on le livre en plusieurs. Dans le cas de Lacan et la boîte de mouchoirs, j’écris d’un mois à l’autre, j’improvise. Ce qui veut dire que je ne sais pas ce qui se passera dans la séance suivante.

Fred : Mais, pourquoi ne pas publier un livre regroupant toutes les séances en une seule fois, plutôt que séance après séance ? Quelle est ta volonté en faisant une série, dont les opus sont publiés à intervalles réguliers ?

Le but, donc, était d’impliquer les lecteurs dans mon écriture.

Chris Simon : J’y venais justement. Parce que pour moi, il me semblait intéressant de me mettre dans la même situation que les auteurs du 19ème siècle. Et me baser sur les retours des lecteurs, pour continuer dans une direction ou une autre. Je suis quelqu’un qui peut sur-écrire. Alors, me lancer dans une improvisation a été bénéfique pour moi.

J’ai acquis de la spontanéité avec cette série, et j’ai aussi développé mes compétences scénaristiques. Le but, donc, était d’impliquer les lecteurs dans mon écriture. C’est chose faite, et je les remercie de suivre la série.

Fred : Ok. Donc à chaque séance de psy de Judith, un nouvel épisode publié sur Amazon. C’est très original et novateur ! À chaque fois, tes lecteurs fidèles sont impatients de découvrir la suite. Avant chaque publication, il y a donc du suspens, de l’engouement. On a envie de connaître la suite !

Le principe des suites littéraires a, d’ailleurs, le vent en poupe en ce moment. Il est à la mode auprès d’un public majoritairement féminin, de 20 à 50 ans.

L’édition numérique est parfaitement adaptée à ce concept, contrairement à la publication papier, car il est alors facile de publier rapidement.

En plus, tes parutions sont vite lues. Je pense que cela répond justement à un public important qui, aujourd’hui, ne souhaite pas passer des heures à lire un pavé, mais passer un agréable moment de lecture assez bref dans le temps. Par exemple, le soir en rentrant du boulot, dans le RER.

Mais à chaque opus publié, tu ne sais donc pas de quoi sera fait le suivant ?

Chris Simon : Non. J’ai une vague idée, un canevas souple.

J’apprécie depuis des années un show TV, qui s’intitule Curb your enthusiasm, de Larry David. La particularité de cette série télé est qu’elle fonctionne sur l’improvisation. Et le résultat est toujours bon, voire excellent. Cela demande de très bons acteurs. J’aime bien cette façon d’écrire.

Fred : Je remarque également que tu vends chaque nouvel opus pour le prix d’un croissant, soit environ un euro. Le prix n’est alors vraiment pas un frein pour tes lecteurs.

D’où t’es venue cette idée de faire une série « psy » ? De ta propre expérience ? Je remarque que souvent, les auteurs utilisent leur propre vécu pour alimenter leur imaginaire, et créer leurs histoires.

J’avais, en premier lieu, écrit un court texte que j’ai gardé un an dans mes tiroirs.

Chris Simon : De ma propre expérience. Quand je suis arrivée en France, bien que j’ai grandi et vécu en partie en France, j’ai eu un choc culturel, énorme. J’ai aussi vécu une histoire sentimentale qui m’a mise par terre. Alors, je suis allée chez un psy, et j’ai découvert la psychanalyse « à la française », si je puis me permettre.

J’ai découvert Jacques Lacan. C’est le choc. Et la découverte d’un penseur à travers mon psy qui m’a poussé à écrire. J’avais, en premier lieu, écrit un court texte que j’ai gardé un an dans mes tiroirs. Et puis, je l’ai publié sur Kindle.

Fred : Mais pourquoi avoir choisi de l’auto-éditer, alors que tu aurais très bien pu démarcher les éditeurs traditionnels, ou peut-être passer à nouveau par publie.net ?

Chris Simon : Je n’y ai pas pensé. En fait, depuis que je publie sur Kindle, je ne pense même pas à présenter mes manuscrits aux éditeurs. C’est étrange, je me dis que si je détiens un Bestseller, il deviendra un Bestseller, éditeur ou pas éditeur…

Maintenant, je pense à l’éditeur d’une autre manière. Je m’intéresse à ce qu’il fait. Et s’il fait quelque chose qui m’intéresse, alors oui, je lui propose un projet. Mon rapport a changé, en mieux je pense.

 

***

 

Fred : Du coup, comment tu t’y es prise pour endosser la casquette de l’éditeur, et tout faire toi-même ? Tu as suivi des formations ? Ou tu te fais aider pour ce qui concerne la mise en page, la couverture… ?

Chris Simon : Je fais tout moi-même. Mais je n’oublie pas de demander conseil aux autres.

J’ai appris au fur et à mesure de mes publications, aidée par des auteurs qui avaient plus d’expérience, ou du talent là où j’en ai moins. Il y a une très bonne communauté d’auteurs Indés, et nous nous entraidons.

J’ai appris quelques règles de typo, et je fais des couvertures très simples. Mais pour mon prochain roman, j’ai fait appel à un graphiste. Je suis très contente du résultat.

Fred : Quelle est ton organisation au quotidien, pour écrire ? As-tu certaines habitudes, un planning strict ? Des objectifs au quotidien, ou tu écris comme ça vient ? Car cela doit être un sacré challenge, que de sortir un nouvel opus chaque mois !

Je commence au réveil, dans mon lit, et je dois sortir 1.000 mots avant de pouvoir le quitter.

Chris Simon : Je suis très disciplinée en ce qui concerne l’écriture. Je crois que j’aime la discipline… Oui, quand je dois fournir un texte comme les séances.

Je commence au réveil, dans mon lit, et je dois sortir 1.000 mots avant de pouvoir le quitter. L’important est de sortir un premier jet. Ensuite, je coupe, j’enlève, je réécris tout un passage…

Fred : C’est une bonne raison pour rester sous la couette le matin ! Merci pour le tuyau, je pense que ça va me servir ! 😉

Alors bien sûr, j’ai découvert les péripéties de Judith, la patiente, et de son original psy lacanien Hervé Mangin, autour d’une boîte de mouchoirs. Le titre de la série est fort bien choisi, d’ailleurs.

C’est une très belle écriture, un style agréable. Et surtout, c’est teinté d’humour subtil qui fait mouche.

Je ne suis pas du tout surpris que ce côté voyeurisme, que cette opportunité donnée aux lecteurs d’écouter discrètement à travers la porte trouve un public avide de connaître les dessous d’une séance de psy, et de s’identifier à Judith.

Je t’avoue toutefois que faute de temps, je n’ai pas encore lu les 7 opus de la première saison. J’espère que l’été à venir va me laisser un peu de repos pour rattraper mon retard ! Rappelle-moi, quand est paru le premier opus de la série ?

Chris Simon : La première séance est parue le 7 juin 2013. Chaque séance paraît le 7 du mois. La Saison 1 – L’intégrale est parue le 7 mars 2014, suivie de la version papier. Je viens de commencer la Saison 2. Le 7 juillet sortira la séance 3 et aussi les séances 1, 2, 3 en un seul volume, pour ceux qui veulent commencer.

Fred : Et depuis, combien de ventes en tout ?

Chris Simon : Je viens de passer les 2.300 ventes rien que sur Amazon. Viennent encore s’ajouter les ventes sur d’autres plateformes. En effet, la série est disponible depuis mars sur Kobo et Fnac, et depuis avril sur iBookStore. Ce qui fait pas loin de 2.500 ventes en tout. Les ventes papier aussi démarrent gentiment. 😉

Fred : 2.500 en moins d’un an, c’est une remarquable performance ! D’autant plus que tu ne commences qu’à déployer tes publications sur les différentes plateformes de vente. Il y a ainsi encore un énorme potentiel.

Cela fait environ 200 ventes par mois, ce qui t’a largement permis de rentrer dans le Top100 du Kindle, le Graal pour tout auteur indépendant !

Comment expliques-tu un tel engouement auprès du public ?

Je ne m’y attendais pas, mais alors pas du tout.

Chris Simon : Je ne m’y attendais pas, mais alors pas du tout. J’avais gardé le premier texte un an, ne pensant pas qu’il intéresserait qui que ce soit.

Je crois que la psychanalyse fascine les gens. Elle leur fait un peu peur aussi, plus à Paris qu’à New York. Ça fait peur d’explorer ses désirs, ses angoisses, ses défauts. Mais cela peut aussi être source de rires, de légèreté. Pour vivre heureux, vivons conscients !

Fred : C’est une belle philosophie de vie que tu nous proposes. Ça mérite que j’y médite après l’interview, je me le note !

Sinon, très souvent, les auteurs ne s’attendent pas au succès qu’ils rencontrent. Comme quoi, il ne faut pas trop se poser de questions au début : il faut foncer !

Dis-nous : maintenant que tu t’es créé un groupe de fans et de lecteurs fidèles, j’imagine que ton succès ira en grandissant si tu continues dans cette voie, non ?

Chris Simon : Oui. Je l’espère. Je veux vivre de mon écriture. C’est un pari un peu fou, car c’est très aléatoire de gagner sa vie avec l’écriture. Il y a un gros facteur chance.

 

***

 

Fred : La chance se provoque, et c’est ce que tu fais. Et j’estime que c’est plus du mérite que de la chance 😉 Tu es en train de semer les graines de ton futur succès, et tu commences déjà à récolter les premiers fruits. Je ne doute pas qu’avec ta force de caractère et ton talent, tu récolteras au centuple tout ton investissement d’aujourd’hui.

Peux-tu dévoiler à nos lecteurs quels sont tes secrets, ta recette pour te faire connaître et être lue ? As-tu une stratégie marketing, un plan pour faire tes promotions ?

Je communique aussi beaucoup […] avec les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux.

Chris Simon : Je lance tous mes livres à 0,89 euro le premier jour, pour mes lecteurs. Le lendemain, je l’augmente un peu, à 0,99 euro pour ceux qui ne sont pas sur ma newsletter, mais qui me soutiennent et me suivent. Et au bout de 3 jours, je passe au prix officiel.

Je communique aussi beaucoup en face à face, si je puis dire, avec les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux. J’échange, je les informe personnellement de mes promotions. Car envoyer un Tweet, ou faire un post, avec « Acheter mon livre, il n’est pas cher », ça ne marche pas vraiment !

Fred : On ne le répètera jamais assez : un auteur, surtout dans le domaine de la fiction, doit être proche de ses lecteurs. Il doit entrer en relation avec ses fans, établir une relation humaine, ouverte et de confiance. De telle manière, il pourra se constituer un public toujours grandissant de lecteurs fidèles, qui deviendront ses propres ambassadeurs.

Tu as donc une stratégie de prix de promotion très précise pour publier tes ouvrages, c’est très sérieux et organisé comme travail.

Donc si je comprends bien, les réseaux sociaux occupent une place à part dans ta communication avec le public ?

Chris Simon : Complétement ! J’y passe parfois même un peu trop de temps, à mon goût. Mais j’aime ça !

Fred : Attention à ne pas trop procrastiner non plus, les réseaux sociaux sont ultra chronophages ! 😉

Si l’on compte l’ensemble de tes publications, arrives-tu à vivre aujourd’hui de l’écriture ?

[…] les revenus sont beaucoup plus importants que si je publiais chez un éditeur.

Chris Simon : Non, pas encore. Ma série se vend plus en séance individuelle, et me rapporte peu à l’unité, sur 1,29 euro chacune. Il y a aussi que le marché français est loin d’avoir atteint une maturité, excepté quelques auteurs qui ont fait un bestseller. Peu en vivent.

Mais les revenus sont beaucoup plus importants que si je publiais chez un éditeur. La bonne nouvelle, en 2014, est l’entrée de Kobo sur le marché. Et sa volonté de mettre en avant les auto-édités. Ça ne peut que s’améliorer.

 

***

 

Fred : Comme tu le dis, la vague de l’auto-édition démarre à peine en France, et les perspectives sont énormes, surtout quand on regarde des pays qui ont de l’avance sur nous, comme les États-Unis, l’Allemagne ou le Royaume-Uni. On est loin d’avoir exploité tout le riche potentiel de l’édition indépendante, et le meilleur est à venir.

Et maintenant, quels sont tes projets ?

Chris Simon : Je finalise un roman, et j’espère tout mettre en place pour novembre. Je laisse passer la rentrée Litttéraaaaaire !

Fred : C’est une sacrée nouvelle, et encore un grand projet à venir pour toi ! Peux-tu nous dévoiler de quoi parlera ton nouveau livre ?

Chris Simon : C’est un voyage, qui ne se passe pas tout à fait comme prévu…

Fred : C’est intrigant, j’ai déjà hâte de le découvrir ! Comment sera-t-il possible de l’obtenir ?

[…] même si la réécriture du livre n’est pas encore terminée, je commence déjà sa promotion […]

Chris Simon : En s’inscrivant à ma newsletter, on reçoit dès aujourd’hui les deux premiers chapitres en avant-première, et gratuitement.

Car même si la réécriture du livre n’est pas encore terminée, je commence déjà sa promotion, pour optimiser la réussite de son lancement. Par exemple, j’en parle sur des sites comme goodreads.com, un réseau social pour les amateurs de livres, qui permet de partager ses propres écrits et de rencontrer ses lecteurs.

Fred : Je n’ai jamais utilisé Goodreads. C’est un moyen efficace pour faire connaître son livre ?

Chris Simon : Il y a de plus en plus de lecteurs francophones sur Goodreads. Je suis aussi sur Babelio, mais il privilégie les maisons d’édition, et n’a aucune politique envers les Indés.

Goodreads est plus démocratique. Au départ, c’est une plateforme créée par des lecteurs. Depuis, elle a été rachetée par Amazon en 2013. Pour ceux qui aimeraient comprendre comment s’y inscrire et aussi ouvrir un compte auteur, j’ai fait un tuto sur mon blog.

Fred : Ah oui ok, donc tu as également un blog d’auteur pour nouer une relation avec tes lecteurs, et faire la promotion de tes livres. C’est très bien.

Vu le plaisir que m’a procuré la lecture des premières séances de la « série lacanienne », je suis sûr que je ne vais pas être déçu. Je vais immédiatement me procurer les deux premiers chapitres pour me mettre l’eau à la bouche.

Quand le livre paraîtra, tu le publieras juste en version numérique, ou aussi en version imprimée ? Je te demande ça, car, entre nous, je suis un peu vieux jeu, et j’ai toujours une préférence pour la lecture sur papier !

Chris Simon : Il sortira en numérique et en papier, simultanément.

Fred : Ah génial ! Et tu le diras, ce serait dommage de te priver de tout le lectorat encore majoritaire qui, comme moi, privilégie encore la lecture sur papier.

Alors, j’aimerais revenir sur un point que tu citais avant, au sujet de la communauté d’auteurs Indés. Il me semble que tu es à l’origine d’un magazine des Indés. Peux-tu nous expliquer de quoi il s’agit ? Cela pourrait-il intéresser les lecteurs du blog Écrire… et s’enrichir ! ?

Chris Simon : Je rassemble chaque semaine les articles, aussi bien en anglais qu’en français, qui parlent ou informent sur l’auto-publication. Je privilégie les articles d’auteurs Indés, car ils en parlent mieux et surtout, ils savent de quoi ils parlent. Je publie aussi des tutos, des bonnes adresses…

Bref, tout ce qu’un Indé doit savoir pour bien mener son aventure.

 

***

 

Fred : Je vois que tu t’investis énormément pour l’édition indépendante, et pour les auteurs indépendants. Aujourd’hui, avec du recul, que dois-tu à l’auto-édition ?

L’auto-édition est en train de faire de moi un écrivain […]

Chris Simon : Une immense liberté.

Mais mieux encore, elle m’a fait grandir en tant qu’écrivain. L’auto-édition est en train de faire de moi un écrivain, car grâce à elle, j’ai rencontré beaucoup de gens passionnés, talentueux et qui m’ont donné envie de poursuivre. Ça, c’est inattendu et formidable.

Fred : Et l’avenir, tu le vois comment, pour toi ? Plutôt auto-édition, ou édition traditionnelle ?

Chris Simon : Je pense que cela passera par les deux. Chaque projet à sa voie, son chemin propre.

Fred : Sinon, qu’aurais-tu à dire aux auteurs qui rêvent de publier leur livre grâce à l’auto-édition, mais qui ont peur de franchir le pas, ou qui ne savent pas comment faire ?

Chris Simon : Lancez-vous, informez-vous, et surtout : écrivez. C’est l’écriture qui vous mènera là où l’on vous attend.

Fred : La clé du succès selon toi ?

Chris Simon : Tirer parti de ses échecs.

Fred : Sur tous ces bons conseils, je te remercie grandement, Chris, pour le temps que tu nous as accordé et pour la générosité de tes réponses. Ce fut un grand plaisir pour moi de te recevoir sur le blog. La porte est grande ouverte, tu repasses quand tu veux ! Et surtout, je te souhaite tout le succès que tu mérites. Et tu en mérites beaucoup, notamment pour ton prochain roman qui sortira à l’automne. À très bientôt, Chris. 🙂

Chris Simon : Merci Fred. Tu m’as fait dire quelques petites choses que je ne dis pas d’habitude. Merci pour ça.

 

Vous souhaitez découvrir l’intimité d’une séance psy entre Judith et Hervé Mangin ?
Alors, allongez-vous sur un divan, et cliquez sur l’image ci-dessous :

 

Suivez également Chris sur son blog ici pour découvrir ses autres publications,
et rendez-vous le 7 juillet pour la sortie de la 3ème séance de la saison II
de Lacan et la boîte de mouchoirs !

 

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Commentaires

  1. a écrit

    Merci pour cet interview.
    J’aurais aimé en savoir un peu plus sur ce fameux « facteur chance » dont parle Chris. Qu’est-ce qui fait que le livre trouve son public ? Comment mettre toutes les chances de son côté ?
    Du coup, ces temps-ci, je me demande de plus en plus comment réussir à faire une étude de marché efficace pour un livre de fiction.

    D’autre part, belle discipline de la part de l’interviewée, 1000 mots dès le réveil, c’est génial et je pense m’en inspirer : )

  2. a écrit

    Bonjour Roman, le facteur chance est un concours de circonstances, être au bon moment au bon lieu, bref avec un peu d’intuition, on met la chance de son côté, mais c’est tout de même le facteur qu’on ne peut maîtriser. C’est la partie non contrôlable de l’écriture. Le reste l’est, écrire, faire un livre de qualité…
    C’est pourquoi l’étude de marché sera toujours incomplète, mais je te rassure pas inutile. J’espère que cela répond à ta question.

    Contente que ma discipline te plaise. Tu peux commencer à 500 mots, puis augmenter progressivement à 1000 mots et pourquoi pas essayer 1500 quand vraiment le rythme sera installé et tenu, si tu travailles sur un long roman. ;-). Merci pour ton intérêt.

Rétroliens

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