8 raisons pour lesquelles l’utilisation d’un pseudonyme peut devenir un cauchemar

pseudonyme inconvénients ecrire et s'enrichirDans un précédent article, que vous pouvez retrouver en cliquant ici, je vantais les mérites de l’utilisation d’un pseudonyme pour publier vos écrits. Moi-même il m’arrive assez régulièrement d’opter pour cette solution, et ce pour diverses raisons.

Mais à la lecture de cet article, vous aurez compris que cela paraît un peu trop facile. Hélas oui, l’utilisation d’un pseudonyme a aussi ses inconvénients, et non des moindres surtout si vous le faite dans un souci d’anonymat.

Voyons cela de plus près…

 

1. L’ISBN, le dépôt légal et les mentions légales

 

En ce qui concerne l’ISBN et le dépôt légal, tout va bien, car tout est prévu dans les démarches administratives afin d’associer à votre réelle identité la mention de votre pseudonyme, et de garantir votre anonymat.

Ainsi, dans votre formulaire AFNIL de demande de numéros d’ISBN, indiquez simplement votre pseudonyme dans la case « Auteur(s) : ».

De même, lorsque vous faites le dépôt légal à la BNF, lorsque vous saisissez vos données personnelles, vous pouvez saisir votre pseudonyme, qui lui seul apparaîtra dans les données bibliographique de la BNF. Ainsi, le dépôt légal est doublement utile, car il permet d’officialiser par la même occasion votre paternité sur votre œuvre.

Mais un problème apparaît au sujet des mentions légales. En effet, pour valider le dépôt légal de votre ouvrage, vous devez obligatoirement faire apparaître les mentions légales dans votre livre. Et parmi les mentions légales, il y a l’adresse de l’éditeur, c’est-à-dire votre adresse puisque vous publiez en autoédition et que vous êtes votre propre éditeur.

(Pour en savoir plus sur l’arrêté du 12 janvier 1995 définissant les mentions légales devant obligatoirement apparaître sur les ouvrages soumis au dépôt légal, cliquez ici !)

Vous avez bien compris que l’on se retrouve face à un dilemme : soit vous indiquez votre adresse et votre livre répond aux exigences légales mais vous perdez votre anonymat, soit vous décidez coûte que coûte de protéger votre identité en ne mentionnant pas votre adresse, mais votre livre est hors la loi !

Personnellement, il m’est déjà arrivé de ne pas indiquer mon adresse dans les mentions légales, mais d’indiquer un site web via lequel les lecteurs peuvent me contacter, ainsi qu’une adresse email. Jusqu’à présent, la BNF n’a jamais tiqué, mais je ne vous garantis pas que cela le sera pour vous. Est-ce que la BNF vérifie vraiment le contenu de chaque ouvrage envoyé pour s’assurer que les mentions légales y figurent en bonne et due forme ? Je n’en sais rien. A vous de voir si vous souhaitez vivre aussi dangereusement que moi !

 

2. La visibilité auprès du grand public

 

Un inconvénient si vous utilisez un pseudonyme, en particulier si c’est dans un souhait de conservation indéfectible de l’anonymat, c’est votre affichage devant le public, notamment en période promotionnelle.

Vous comptez vous rendre à des séances de dédicaces ? Vous faire tirer le portrait par le journal local ? Présenter votre dernier chef d’œuvre à la radio régionale ? Tout cela est difficilement compatible avec un désir d’anonymat !

Et même si cela s’avère malgré tout possible si vous prenez vos précautions, vous risquez de rencontrer un autre problème : lorsque vous vous présenterez à un salon, comment prouver que vous êtes l’auteur de votre livre ? Si vous devez prendre l’avion, comment voyager sous votre pseudonyme ? On voit que cela commence à devenir de plus en plus compliqué !

Il est toutefois légalement possible d’associer votre pseudonyme avec votre réelle identité et donc prouver que c’est vous le porteur du pseudonyme.

Cette officialisation peut être effectuée par l’obtention d’un acte de notoriété. Il suffit de fournir une preuve que vous utilisez effectivement votre pseudonyme dans le cadre de votre activité d’édition littéraire.

Après, il vous est même possible de faire figurer votre pseudonyme sur votre carte d’identité sous forme d’alias, sous votre réelle identité.

Mais si vous utilisez autant de pseudonymes que vous publiez d’ouvrages, je doute qu’il soit possible d’ajouter autant d’alias à votre cadre d’identité…

 

3. La propriété intellectuelle

 

Continuons par un aspect bien barbant, mais non pas moins important, les droits d’auteur. En effet, si vous publiez sous un pseudonyme, comment faire valoir vos droits d’auteur ?

Vous vous doutez bien que si un ouvrage est publié sous un pseudonyme, et que son auteur décède sans que soit révélé son identité, il n’est plus possible de calculer la durée légale de la protection des droits d’auteur pendant 70 ans à partir de la date de décès de l’auteur !

Dans tel cas, la règle est simple : l’ouvrage sera protégé par défaut pendant 70 ans après la date de sa première publication.

Ainsi, afin que vos droits d’auteurs perdurent encore 70 ans après votre décès, il vous faudra attester d’une manière ou d’une autre (le dépôt légal à la BNF le permet) que vous êtes bien le porteur du pseudonyme et l’auteur de votre ouvrage, et cela au cours des 70 ans suivant la première publication de votre livre !

 

4. Votre pseudonyme n’est pas sérieux ou pas vendeur

 

Choisir un pseudonyme, oui. Mais pas n’importe lequel. Certains pseudonymes pourront très grandement vous porter préjudice et nuire à vos ventes. Il s’agit ainsi de mener une réflexion de fond avant de vous créer une seconde personnalité ! Rappelez-vous que la couverture est un élément crucial pour le succès de votre livre, et l’affichage du nom d’auteur est un élément important de la couverture.

Donc évitez de choisir le même pseudonyme que celui que vous avez inventé la première fois que vous vous êtes inscrit sur un forum, du type « bigorneaudu75 ». Et plus sérieusement, évitez également les pseudos en un mot, comme Erdogan, qui ne font pas crédible, à part pour les BD. Ajouter au moins une initiale devant, comme J. Erdogan afin de simuler un prénom, ça a tout de suite l’air plus sérieux, le lecteur se trouve rassuré !

Attention toutefois à ne pas emprunter une marque ou le nom d’autrui à titre de pseudonyme, par exemple J.K. Rowling, car dans ce cas il s’agit purement et simplement d’usurpation d’identité, répréhensible par la loi. Bonjour les dégâts…

 

5. Le public ne peut pas vérifier l’identité de l’auteur

 

Personnellement, lorsque j’achète un lire, je me fous pas mal de savoir si son auteur à choisi un pseudonyme. Ce qui m’intéresse, c’est le contenu du livre. La vie réelle de l’auteur me laisse assez indifférent.

Je pense que beaucoup de personnes réagissent de la même façon, d’autant plus que nous avons autre chose à faire de notre temps que d’enquêter sur les auteurs des livres qui nous intéressent !

Mais il y aura toujours certaines personnes, appelons-les des « têtes chercheuses », qui partiront à la recherche d’informations vous concernant.

Et là, si vous choisissez un pseudonyme, alors elles ne trouveront aucune information liée à votre pseudonyme ! Tout comme elles ne trouveront certainement pas trace de vous sur les réseaux sociaux. Quoi que si vous utilisez toujours le même pseudonyme, vous pourrez toujours créer des profils sur les réseaux sociaux. Mais si vous écrivez sous différents pseudonymes, cela s’avérera très difficilement gérable.

En quoi est-ce dérangeant ? Tout simplement, vous perdrez toute crédibilité et toute confianceauprès de ces têtes chercheuses, qui en finalité n’achèteront sûrement pas votre ouvrage.

 

6. Vous ne pourrez pas bénéficier de votre réseau

 

Si vous écrivez sous un pseudonyme, il y a toutes les chances que ce soit pour conserver votre anonymat.

Le problème, c’est que vous ne pourrez alors que très difficilement bénéficier de votre réseau et de votre entourage pour vous aider, que ce soit pour la phase de création de votre livre (notamment en bénéficiant de certaines compétences autour de vous pour la relecture, l’avis pour la couverture…), ou pour la promotion.

Et vous vous doutez bien qu’il suffit souvent de vendre la mèche à une personne pour que, téléphone arabe aidant, toutes vos relations soient au courant de votre projet un jour ou l’autre, et souvent très rapidement…

 

7. Il vous faudra assumer et gérer vos différentes identités

 

Jongler entre plusieurs identités, la réelle et vos pseudonymes, peut ne pas toujours être chose aisée et agréable.

Ne pas avoir qu’une seule carte de visite peut s’avérer ainsi assez stressant, et demande une certaine rigueur pour ne pas s’embrouiller notamment dans les emails.

 

8. La gestion financière

 

Pour achever cet article, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Enfin du moins le plus e**erdant. Parlons un peu de la gestion financière, domaine qui risque de vous faire arracher quelques cheveux si vous décidez de publier sous un pseudonyme pour masquer votre réelle identité.

Donc la question est : comment encaisser les sous et devenir riche grâce à l’autoédition sans dévoiler son identité ?

Commençons doucement : si vous publiez votre livre sur une plate-forme de vente comme Amazon, aucun souci, vous pouvez vous débrouiller pour que votre identité réelle ne soit jamais dévoilée aux internautes et aux acheteurs, tout est prévu pour (merci Amazon).

Par contre, si vous souhaitez vendre votre livre sur votre blog, une page de vente perso… là ça se corse ! Si vous acceptez les paiements par chèques, je dirais que c’est encore ce qu’il y a de plus facile. Le droit français autorise l’ouverture d’un compte bancaire sous un pseudo dans une banque. Il faudra juste signer le bon papier qui dira que le pseudo en question, c’est vous ! Vos acheteurs libelleront leur chèque à votre pseudo, vous encaisserez les chèques sur le compte dédié que vous avez spécifiquement créé, et libre à vous ensuite de disposer de cet argent comme vous l’entendez.

Nous avons réglé la question de l’encaissement du chèque, c’est bien. Mais au fait, à qui vos acheteurs enverront leur chèque ??? A votre adresse personnelle ? Chez votre voisin ? A votre belle-sœur ? Il vous faudra trouver une solution à cette épineuse question. Ouvrir une boîte postale à La Poste (il n’y a pas que La Poste qui propose se service) est bien possible, mais cela a un coût, et cette solution est très souvent réservée aux professionnels.

Mais les paiements par chèque, c’est démodé, et vos lecteurs souhaiteront se voir proposer un moyen de paiement en ligne comme Paypal, sinon ils vont fuir. Et c’est là où ça coince.

En effet, vous ne pouvez posséder qu’un seul compte Paypal à votre nom, et Paypal pourra vous demander de prouver votre identité à partir du moment où vous allez commencer à faire des ventes. Si Paypal s’aperçoit que l’identité qui figure sur votre carte d’identité ne correspond pas lettre par lettre à celle de votre compte, ne soyez pas étonné que votre compte Paypal soit purement et simplement bloqué, quel que soit le solde que vous avez dessus. Certaines personnes n’ont jamais revu leur argent…

Paypal peut être très têtu, et demander à ce que vous ne les recontactiez pas tant que vous ne serez pas en mesure de leur communiquer une copie de votre carte d’identité avec le nom et le prénom identiques à ce que vous avez saisi à la création de votre compte. Vous êtes alors dans de beaux draps, et votre compte pourra rester indéfiniment restreint !

Et comme à ma connaissance, Paypal ne permet pas de masquer l’identité du marchand (vous) à l’acheteur en cas de vente, il vous faudra trouver une autre solution de paiement en ligne.

Peut-être que d’autres possibilités telles que Paybox, Clickbank ou Google Checkout permettent de garantir votre anonymat, mais je ne les ai pas essayé, je vous laisse les tester et me dire ce qu’il en est, cela m’intéresse !

Si vous souhaitez absolument utiliser Paypal comme moyen de paiement en ligne, vous avez deux alternatives : soit vous faites en sorte que votre pseudonyme apparaît sur votre carte d’identité, soit vous créez une société qui aura pour nom votre pseudonyme. Dans ce dernier cas, vous pourrez ensuite créer un compte Paypal « Business » au nom de votre société. Vos acheteurs auront alors seulement accès au nom de votre activité, et non à votre identité personnelle. Mais encore une fois, si vous changer de pseudo à chacune de vos nouvelles parutions, cela risque d’être… compliqué !

 

Pour conclure, je résumerais en disant que le choix d’un pseudonyme, en particulier s’il est justifié par un souci d’anonymat, peut s’avérer très contraignant et impliquer un certain nombre de renoncements notamment dans les phases avals du livre, celle de la diffusion et de la promotion.

Dans ce cas, le plus simple est de publier uniquement via les plates-formes de publication comme Amazon, Smashwords, lulu.com… qui permettent de gérer l’anonymat.

Je précise également que la liste d’inconvénients que vous venez de lire n’est sûrement pas exhaustive, notamment car je n’ai pas encore vécu toutes les situations rocambolesques relatives à l’usage du pseudonyme, ou que je ne connais peut-être pas toutes les parades à chaque inconvénient, mais vous avez là déjà matière à cogiter !

Par contre, si vous utilisez un pseudonyme pour des besoins autres que la garantie de votre anonymat, et donc que cela ne vous dérange pas que le public associe votre pseudonyme avec votre identité réelle, cela ne devient plus aussi contraignant.

 

Et vous, publiez-vous vos ouvrages sous un pseudonyme ? Quelles difficultés rencontrez-vous ? Comment les surmontez-vous ? Faites-nous part de votre expérience dans les commentaires ci-dessous…

 

 

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Commentaires

  1. lili a écrit

    merciiiii!! 😉

    bon, ben c’est le bazar:-) c’est surtout l’histoire du paypal qui m’ennuie, ce serait bien d’avoir le retour de personnes ayant utilisé les autres solutions…et je n’avais pas non plus pensé à l’histoire de l’adresse!! AAAAHHH!!:-)

    je m’en retourne cogiter du coup…merci de ne pas publier davantage de bonnes raisons de choisir l’une ou l’autre option, sous peine d’avoir un suicide sur la conscience:-p

    bonne soirée et merci encore!!:-)

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      🙂

      Bonsoir lili,
      Si tu récupères de bonnes infos, n’hésite pas à les partager dans les commentaires de l’article, ça nous servira à tous !

      Fred 😉

  2. lili a écrit

    petite question toi qui sais tout:-) : je viens d’aller faire un tour sur ton lien vers le dépôt légal, et je vois que pour les photographies (mon projet est un recueil photos), on doit indiquer la date et le lieu….pour ça pas de souci, mais où doit-on indiquer tout ça?? il faut faire un index à la fin? sinon c’est pas terrible du tout niveau présentation…

    merci!! 🙂

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      Bonjour lili,

      L’univers de l’auto-édition et de tout ce qui va avec est suffisamment vaste pour que je ne sache pas encore tout, loin, très loin de là. Cela fonctionne aussi beaucoup à l’expérience, je ne suis encore que débutant.

      Concernant les mentions légales relatives à tes photos, je pense que tu peux les indiquer n’importe où, du moment qu’elles figurent dans ton livre, mais à vérifier. Si tel est le cas, à toi de voir où elles s’agencent le mieux.

      Bon courage ! 😉 Et tu nous feras signe quand ton livre paraîtra pour nous faire partager ton chef d’oeuvre 🙂

      Fred

      • lili a écrit

        bonsoir!:)

        en fait j’avais lu un peu trop vite le site du dépôt légal^^ la démarche que je décris est celle pour les photos, pas celle concernant un recueil de photos…ceci dit, si j’avais fait un patchwork de photos venant de plusieurs photographes, là bien sûr il faut tout indiquer qq part (souvent sous forme d’index en fin d’ouvrage)

        bien sûr que je viendrai vous faire partager mon chef-d’oeuvre!:-p (oui, on y croit fort héhé:-))

        lili

  3. lili a écrit

    bonjour!

    je me suis fait la réflexion suivante concernant ces histoires de pseudo : chaque auteur a une raison différente d’en prendre un, mais pour moi qui élabore un livre de recueil photos, c’est uniquement pour cloisonner entre ma vie perso et ma vie pro, donc je me fiche pas mal que mon entourage soit au courant (il l’est déjà en partie d’ailleurs). En revanche, comme dans mon cas il s’agit de photos et que le droit d’auteur est hyper important à mes yeux (sans être la nouvelle Doisneau, j’y tiens à mes photos!:-p), je me demandais si on ne pouvait pas mixer pseudo et nom réel pour que ce soit peut être moins galère niveau légal et juridique si problème il y avait ultérieurement : garder mon vrai nom et changer mon prénom (car je dois en plus être la seule à avoir ce nom en france, j’ai d’autant plus envie de ne pas mettre mon vrai nom)? est-ce que cela peut être une alternative? ou est-ce que c’est comme si je prenais un pseudo de A à Z?

    par ailleurs, en feuilletant quelques livres photo que j’ai chez moi, je remarque que même le national geographic ne met pas son adresse postale dans le dépôt légal, juste le nom de son site internet! je sais bien que c’est ultra connu comme maison d’édition, mais la loi est la même pour tous, donc je pense que d’après ta propre expérience fred, plus ce que je vois par moi-même, que c’est sans doute possible de zapper l’adresse postale si on créé un site internet…c’est ce qu’a également fait la maison d’édition boxtree, qui est bien moins connue (étant anglaise elle n’avait peut-être pas besoin de le déposer auprès de la bnf (aucune idée au niveau juridique comment ça fonctionne, si chaque livre vendu en france doit passer par la bnf ou pas?), mais ils se sont contentés de mettre des liens vers des sites internet, et même vers twitter).

    sinon j’ai commencé à regarder pour les autres sites de paiement en-dehors de paypal, pour moi c’est encore du chinois:-) mais je vais bientôt m’y atteler, je vous dirai si je trouve des choses intéressantes (il y a aussi payline dans le top3).

    voilà, je ne sais pas si ça vous aide trop:-)

    bonne journée!!

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      Hello lili,

      Comme dit, quand tu feras les démarches de dépôt légal de ton livre, tu indiqueras à la fois ta vraie identité ET ton pseudonyme. Donc le lien entre les deux sera officiel, et tu pourras prouver ta paternité de ton oeuvre en cas de souci.
      Sinon, c’est un choix personnel. Mais que tu gardes ton nom et que tu choisisses un autre prénom, ou que tu choisisses un autre nom et un autre prénom, je pense que c’est du pareil au même, étant donné que dans un cas ou dans l’autre, ce n’est pas ton identité réelle, celle qui figure sur ta carte d’identité. Donc mon avis en qu’en effet, changer de prénom et garder ton nom revient à prendre un pseudo de A à Z.

      En effet, la loi est la même pour tous. Mais il est fréquent de trouver certaines « largesses » par rapport à la loi. Perso, je pense qu’il est préférable de s’efforcer pour que son livre réponde à toutes les exigences légales. Cela pourra éviter un jour ou l’autre les problèmes, et d’être pris à défaut.
      Il est quand même étrange que le National Geographic, dans ses parutions, ne mette pas l’adresse de l’éditeur.

      Pour en revenir aux mentions légales relatives aux photos, je pense qu’il n’est pas indispensable d’indiquer la date et le lieu. Les mentions de copyright me paraissent suffisantes, avec le nom de l’auteur de chaque photo. Mais à vérifier.

      A bientôt,

      Fred

      • lili a écrit

        re!:-)

        eh bien du coup je viens de revérifier mon info, et je suis affirmative : il n’y a rien du tout au sujet de leur adresse! tout ce qu’il y a c’est ça :
        – n° d’ISBN
        -« dépôt légal : octobre 2011 »
        -imprimé en chine
        -le copyright

        si certains veulent vérifier, il s’agit du livre « Sublime »! ça se trouve j’ai besoin de lunettes, c’est pas la 1ère fois que ça m’arriverait!:-p

        je ne sais pas trop où chercher par rapport au droit de mes photos : mon pseudo est-il suffisant ou bien dois-je mettre mon nom? c’est casse-pieds ces histoires de droits d’auteur et de pseudo:-/ ou alors faut-il que je fasse un dépôt qq part des photos de mon recueil? là ça devient ubuesque, mais pourquoi pas? j’avais vu également que pour prouver la paternité, ou en tous cas l’antériorité d’une oeuvre, mise à part le dépôt chez un huissier, notaire, ou la lettre qu’on s’envoie en reco, il y aurait aussi le simple envoi informatique…en admettant qu’une date ne puisse pas se trafiquer…vous en pensez quoi?

        bonne soirée!!:)

  4. lili a écrit

    bonjour!

    voici une info intéressante que je viens de trouver sur le forum de thebookedition (la réponse date de janvier 2012 et est donnée par une administratrice du site, qui s’y connait donc a priori) à propos de l’adresse perso et du dépôt légal :

    « nul besoin de faire figurer votre adresse complète, ni votre nom d’ailleurs, à l’intérieur du livre. Vous pouvez tout à fait prendre un nom de maison d’édition, après avoir vérifié auprès de l’INPI qu’il n’est pas déjà pris, et indiquer ce nom et la ville, c’est tout. Ajoutez l’e-mail de cette maison d’édition et nul n’est censé savoir qui est derrière, hormis l’AFNIL puis la BnF lors du dépôt légal.  »

    voilà un problème, et pas des moindres, en moins!:)

    à bientôt,

    lili

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      Hello lili,

      Merci pour cette précision.

      La personne que tu cites dit « Ajoutez l’e-mail de cette maison d’édition et nul n’est censé savoir qui est derrière, hormis l’AFNIL puis la BnF lors du dépôt légal. ». Cela sous-entend que l’enregistrement du nom de la maison d’édition (assimilé à une marque) que tu créés est alors obligatoire à l’Afnil ? Si oui, sache que cela coûte quelques centaines d’euros…

      J’imagine que si les mentions légales nous obligent à indiquer le nom et l’adresse de l’éditeur, c’est justement pour que quiconque puisse joindre l’éditeur par la voie postale. Si tu indiques une maison d’édition, et une ville, à mon sens c’est comme si tu notes rien, car le courrier n’arrivera jamais !
      Il faut que l’adresse indiquée soit réelle, sinon il n’y a plus d’intérêt, et il est normal que tout éditeur puisse être contacté par courrier en cas de problème. Peut-être que je me trompe.

      Fred

      • lili a écrit

        tu n’as pas tort dans ton raisonnement! moi j’avais compris par cette réponse qu’elle disait juste de ne pas prendre un nom de maison d’édition existant déjà…c’est vrai qu’il faudrait le déposer à l’afnil, c’est mieux, mais si tu as l’idée originale, ce serait plutôt au suivant de s’arranger avec toi, car en déposant ton livre à la bnf, encore une fois l’antériorité est prouvée, c’est à l’autre de prouver qu’il était là avant, non? ou alors je raisonne peut-être mal? donc à toi de bien vérifier l’info quand même à la base…mais sur le site de l’inpi tu peux trouver déjà certaines infos…

        ensuite, concernant l’adresse, elle dit bien de joindre le mail également de la maison d’édition en question, donc tu restes joignable finalement, que ce soit par voie postale ou informatique ça ne change rien pour moi! c’est vrai que ce serait à revérifier, mais je sais pas, mon adresse est perso et là ça m’ennuie vraiment de la mettre dans mon livre, donc à moins de payer pour une boite postale (c’est pas la ruine, mais si je peux faire plus pratique, je fais!:-p)…ceci dit tu as raison dans le fond, et je ne cherche pas à encourager la fraude:-)

        lili

  5. a écrit

    « Et vous, publiez-vous vos ouvrages sous un pseudonyme ?  »
    Oui moi j’utilise Jacky Bourgogne comme pseudo dans l’espoir de faire un tabac lors de la sortie de mon livre sur Bacchus
    Quand à Jacky, je l’ai choisi pour donner une touche Anglo-Belge-saxonne . De plus selon le livre de l’origine des prénoms :  » Jacky est un homme ouvert, sympathique, sociable, particulièrement actif, mobile et dynamique sous des dehors détendus. »
    Désolé 😉

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      MDR !!!

      Tu vas sortir un livre sur Bacchus ? En somme tu vas rédiger ton autobiographie ? 😉 Je plaisante 🙂

      A bientôt Bacchus,

      Fred

  6. a écrit

    Pour ma part, j’utilise le pseudonyme « NégoFioul » pour la gestion de mon site internet. J’y vois l’avantage de rester assez neutre et impersonnel.
    Plus généralement, je pense que le choix de l’utilisation ou non d’un pseudonyme dépend du sujet traité et des circonstances !

  7. Vincent VIRGINE a écrit

    Je trouve l’article intéressant. Comme dit plus haut, je pense qu’on peut choisir un pseudo, et se foutre du reste (sur Amazon seulement, les autres je ne sais pas)… Je partage… 🙂

  8. a écrit

    Bonjour Fred,

    Voila un article qui m’aide beaucoup dans ma reflexion de gestion des pseudo et la garantie de l’anomynat. Aujourd’hui j’ai surtout 3 pseudo pour mes comptes internet : boulinonette, hotmimi (créé dans un moment d’égarement) et Nirina D (vrai prénom et vraie initiale).
    A présent je souhaite developper un blog et écrire un bouquin sur ma thématique tout en cloisonnant avec ma vie professionnelle et sans devenir schizophrene. Je pense changer juste les dernières lettres de mon nom et effectivement je pensais faire inscrire cet alias sur ma carte d’identité.

    Une précision : j’ai une homonyme qui a notamment un compte facebook donc j’en suis arrivée à la conclusion qu’il me fallait un pseudo pour éviter tout confusion. En effet, par le passé j’ai reçu un commandement de payer à son nom (mon nom !) : j’ai dû prouver que j’étais moi et pas elle !

    Aussi, grand merci pour cet article complet et bien construit.

    Nirina

  9. balajomé a écrit

    j’ai vérifié et mon pseudo n’est pas utilisé, je voudrais le protéger mais le site « inpi » ne protége que les marques industrielles, alors que mon pseudo est à titre d’auteur
    auriez-vous le nom du site qui s’occupe de recevoir se genre de protection
    merci

  10. balajomé a écrit

    je pense que l’inpi protège le pseudo auteur rubrique 16
    par contre le coût pour protéger mon pseudo est de l’ordre de 200€
    pour 100 bouquins à écouler, n’y a t-il pas d’autres moyens moins onéreux?

  11. a écrit

    Bonjour à toutes et tous,
    Un petit retour d’expérience…
    Comme nous tous ici, je suis auto-édité. Mais à l’ancienne. Je commercialise mon bouquin uniquement en version papier. Pas par un fantasme de « pureté » mal placée, mais tout bonnement parce que lors d’une tentative chez Amazon, un détail m’a chiffoné (attention, reste la possibilité de ne pas avoir tout bien compris, leur site étant assez confus…)
    En effet, ils incluaient apparemment dans le prix de vente les frais de port. Or, ils n’avaient aucun exemplaire de mon livre, puisque j’avais choisi l’option me permettant de l’expédier moi-même.
    C’est du vol. Et contre productif à mon sens : le prix de vente augmente, ce qui peut décourager d’éventuels acheteurs.

    Mais revenons au sujet, pseudo ou pas pseudo ?
    Pour ma part , mon bouquin est déposé à la BNF. Sous mon vrai nom. La seule référence relative à mon identité est inscrite en page 6 : mon adresse mail (la vraie, perso). Ainsi, mes lecteurs peuvent me contacter pour me donner leurs impressions, m’encenser ou me démonter… Peu importe. L’utilisation de ma vraie identité ne m’a jamais posé de problème. En effet, pourquoi utiliser un nom d’emprunt ? Sincèrement, je n’en vois pas l’utilité. Je crois que la couverture est bien plus importante. C’est même un élément majeur dans l »accroche » de l’éventuel lecteur. Le titre également. Il doit résumer en quelques mots ce que l’on va trouver en ouvrant le bouquin. Mais le nom de l’auteur…
    Voilà, c’était juste un avis. Il vaut ce qu’il vaut…

    Petite remarque annexe, qui peut éventuellement aider….
    Je commercialise le bouquin lors de salons du livre, de foires aux livres, de séances de dédicaces, et par le biais du dépôt vente en librairie. Il va être bientôt référencé sur Dilicom.
    J’en vends régulièrement. ça marche donc plutôt bien. Mais, je viens de naître dans ce monde de la commercialisation d’un livre. Mon expérience est encore bien légère. Aussi, permettez-moi de vous livrer cette dernière anecdote :

    J’ai rencontré cet été un auteur qui vendait son bouquin (genre fantastique) sur sa petite table, lors d’une fête médiévale. Il le vendait 15 €. En discutant, j’ai appris qu’il en avait écoulé 2000 exemplaires (selon ses dires, bien sûr, mais pourquoi douter ? ) en deux ans.
    L’impression chez un éditeur lui revenait à 7 €. Si on fait le compte, ce sont donc 15 €- 7€ = 8€ euros qui sont tombés dans sa poche à chaque vente. Multiplié par 2000, il, a donc fait un bénéfice de 16000€ en deux ans. Levons là-dessus les frais annexes, droit d’inscription parfois, carburant pour se déplacer, etc. Allez, en comptant gros, estimons le tout à 3 ou 4000 € . Soit environ 12000€ nets dans la poche du gars. Pas mal, non ?
    Tout ça juste pour dire que le livre papier peut également rapporter de l’argent. mais bien entendu, contrairement au ebook, cela demande de l’énergie et du temps.
    Par contre, le contact avec le public, pour qui aime, est vraiment irremplaçable et très enrichissant. Pouvoir discuter, argumenter face à acheteur potentiel est plutôt enivrant .
    Voilà, j’ai été bien long, je m’en excuse…
    Très cordialement,
    B. Mattei

    • Ecrire... et s'enrichir ! a écrit

      Bonjour B. Mattei et bienvenue sur le blog !

      Personnellement, je publie également en version imprimée. En partie car je ne souhaite pas me priver de ce marché, encore prédominant en France par rapport à celui de l’édition numérique.

      Concernant votre problème avec Amazon, n’hésitez pas à les contacter par email pour leur exposer votre problème, ils sont très réactifs pour vous répondre.

      A noter qu’en théorie, dans les mentions légales, vous êtes obligé d’indiquer l’adresse postale de l’éditeur, c’est-à-dire votre adresse puisque vous publiez en autoédition et que vous êtes votre propre éditeur. L’adresse email est, selon la loi, insuffisante.

      Concernant les avantages d’utiliser un pseudo, je les avais listé dans cet article que je vous propose de découvrir : http://ecrire-et-senrichir.com/11-raisons-ecrire-pseudonyme/

      En effet, écouler 2.000 exemplaires en 2 ans d’un livre à 15 euros, c’est « pas mal » du tout comme vous le dites ! Il est bien évident que le livre papier peut rapporter de l’argent, et a encore de beaux jours devant lui. D’ailleurs je vais prochainement publier la version papier de mon dernier livre sur les fonctionnaires.

      A très bientôt,

      Fred

  12. a écrit

    Rebonjour,
    et merci pour votre accueil !
    Je vous remercie pour votre réponse.

    En ce qui concerne Amazon, j’ai obtenu plus qu’un mail impersonnel, puisque j’ai eu la joie de converser avec eux au téléphone. Le gars m’a simplement avoué que « c’est comme ça… effectivement… « , en affectant un ton gêné. Passons.

    J’ai lu attentivement vos deux articles concernant le pseudo ou le « non » pseudo. Je penche pour le second, mais c’est un choix personnel. Vous avez en tout cas le grand mérite de dépatouiller tous les auteurs que nous sommes (il faut quand-même le dire, vraiment sans prétention, mais sans crainte non plus ), en exposant clairement les choses. C’est très rare… Félicitations ! (Je précise que nous ne nous connaissons pas et donc, que je ne passe pas la brosse… )

    En ce qui concerne l’adresse sur le bouquin, bon… Vous avez certainement raison, c’est un sujet que je n’ai vraiment pas creusé. J’ai juste exposé le résultat me concernant : mon livre est déposé à la BNF, il dispose d’un code barre… ça suffit à mon bonheur, vu le destin que je lui réserve : le vendre en direct ou par le biais du dépôt vente en librairie. A ce jour, ça tourne assez bien. D’autant que je n’envisage pas des chiffres de vente « démentiels ». Juste « récupérer mes billes » concernant les frais d’impression, et faire un petit (voire moyen… ) bénéfice au passage.

    Enfin, concernant le gars qui vend 2000 exemplaires et gagne 16000 €… attention : je ne le connais pas non plus ! Je l’ai rencontré à la fête médiévale de Saint-Maximin la Sainte-Baume(83). je retranscris simplement ce qu’il m’a dit. Mais je suis bon public, et je ne vois pas pourquoi il « affabulerait »… Je dois cependant apporter certaines précisons: il m’a confié qu’il faisait tous les marchés, fêtes, foires, salons, etc, chaque WE ! Ça demande donc un investissement, que, pour ma part, je suis loin de pouvoir tenir… Mais peu importe. Chacun trouve midi à sa porte…

    J’ai cité son exemple afin de démontrer que, numérique ou version papier, les auto-édités peuvent gagner de l’argent avec leurs productions, et certainement plus qu’avec des éditeurs rapaces qui vous accordent « largement » un 8% (allez… 10%?), sur un dépôt en librairie de l’ordre de 400 ou 500, voire 1000 exemplaires, pendant un, voire deux mois… ?
    Le livre auto édité, lui, est disponible à vie! Il suffit d’avoir le temps…

    Voilà ce que je pouvais apporter comme témoignage.

    En vous remerciant encore pour votre site qui apporte énormément de réponses aux questions que tou(te)s, nous nous posons.

    Très cordialement,
    B.Mattei.

  13. aurélie a écrit

    Bonsoir;
    c’est une prénom tout simple qui me plait que j’utilise
    pour mes sites web,
    ça parait peu sérieux mais les sites sont là depuis un moment j’ai toujours rêvée
    de changer de prenom,
    mais avec la réflexion je préfère en rajouter pour l’utiliser ailleurs,
    si je l’utilise comme pseudo
    est-ce que c’est gratuit si je le met sur la carte d’identité comme pseudo?
    Mes amies savent que c’est un pseudo et quels démarches utiliser?

  14. Vincent Virgine a écrit

    Personnellement, ça ne me dérange pas. Mes réseaux sont sous mon pseudo, et j’ai signé mes contrats éditeur avec mon vrai nom + pseudo (alias). si je dois faire des papiers administratifs, je mets le vrai nom et pseudo s’il y a une case pour.

  15. MR a écrit

    Merci Fred pour cet article. Je vais lire le reste de ton blog qui me semble très riche autant pour les amateurs que les expérimentés.
    Il peut-être judicieux d’utiliser un pseudonyme et de faire appel à un agent littéraire pour promouvoir son livre ?

    Qu’en penses-tu ?

    • a écrit

      Bonjour MR,

      L’utilisation d’un pseudo est un choix personnel.
      Il y a des avantages et des inconvénients, c’est à vous de décider.

      Je n’ai jamais fait appel à un agent littéraire.
      C’est une pratique peu courante en France, au contraire des Etats-Unis (où l’agent littéraire fait souvent le « relais » entre l’auteur et les éditeurs traditionnels).
      Je pense toutefois que cela peut être intéressant, même en France.
      Le tout étant de trouver la bonne personne, qui possède un vrai réseau et de réelles compétences.
      Bien sûr, cela à un coût.

      A bientôt,
      Fred

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