Et si on quittait le bal du grand bla-bla une bonne fois pour toutes ?

écrire plage
– L’écriture, du tourisme low-cost ? –

Il y a des gens « remarquables » experts en tout, dont l’écriture.

Ces nouveaux gourous du Savoir croient détenir LA vérité de la syntaxe : par exemple, en affirmant d’un air pénétré que tout le monde peut écrire une histoire (ou son histoire) comme ça, nez au vent, décontracté-e du clavier ou du stylo.

Qu’il suffit de s’y mettre.
Et de faire bouillir le talent à petit feu.
Sans brusquer, sans appâter le cerveau, sans « mouiller la chemise ».

Et surtout « en restand authantic coco, çinon tu vat kassé tout le charmme du natturel. Tus conprents ? »

Ah ça, pour comprendre coco, je comprends que cette phrase criblée de fautes, c’est de l’authenticité (oui, entre stars du style, les experts s’appellent coco).

Je comprends que c’est aussi « le charme du naturel ». Et que c’est enfin de la création artisanale cautionnée par les « élites du grand bla-bla ».

Attention, surtout ne pas toucher un mot ni une virgule.

Ne pas modifier le texte originel sous peine de représailles pour avoir dénaturé « l’idée » de l’auteur et agressé son « moi profond » !

On vit une époque formidable, non ? Pour rien au monde, je n’aurais voulu manquer ça !

 

Écrire, ce n’est pas du tourisme en low-cost

 

Oui mais voilà chers petits maîtres de la Pensée plate, au-delà du désir d’écrire qui est la base de toute « aventure textuelle », l’écriture a ses codes, ses lois, ses règles.

Impossible d’y échapper.

Ou alors, ça se termine très vite dans le fossé de la frustration et de l’amertume.

En clair, de l’échec cuisant.

Je suis toujours effaré de lire ou d’entendre qu’écrire bien, c’est attendre sagement que l’inspiration « débarque ».

Ouah, ça vaut son pesant de prix Goncourt, non ?

Comme s’il suffisait de déverser sur sa feuille ou son écran ce que d’improbables muses dictent soudain à la vitesse de l’éclair. Le tout sans effort. Scotché devant la télé. Ou admirant avec un sourire béat le petit dernier de 3 ans qui s’amuse avec le dernier livre de Marc Levy (je n’ai rien contre les livres de Marc Levy).

La création facile, quoi ! Version tourisme !

Écrire, d’accord mais en « low-cost », et que ce soit « payant » !

Oui, croyez-moi ou non mais ces « écrits-vains » là existent, et plus que vous ne l’imaginez !

Si, si, je vous assure !

En fait, pour ces « auteurs en carton-pâte », créer se résume à 4 choses :

  • Avoir un bloc-notes et un stylo ou un ordinateur.
  • Extraire 3 piètres souvenirs de leur mémoire et qui c’est sûr, vont bouleverser 30.000 lecteurs jusqu’aux larmes.
  • Posséder un tel talent que leur texte génial va jaillir tout seul, en jets fulgurants, comme un geyser fantastique.
  • Envoyer un mail à tous leurs amis, relations, collègues et autres, leur annonçant que le chef-d’œuvre est ENFIN en ligne sur Amazon et que « c’est faaaaaabuleux ! ce que j’ai ressenti en écrivant cette histoire » !

 

« La condition pour prendre de la valeur
auprès de lecteurs et du monde de la littérature,
c’est d’être irréprochable dans son travail »

Agnès Martin-Lugand, auteure

 

Allez, après cette parenthèse un peu moqueuse je vous l’accorde, redevenons sérieux et disons les choses avec franchise et bienveillance : un livre, un texte, c’est 5% d’inspiration et 95% de travail.

Eh oui, je sais, je plombe l’ambiance.

Eh non, on n’écrit pas comme ça, tranquille, en attendant que l’inspiration vous donne la becquée !

Savoir écrire, ça s’apprend. Faut aller au charbon. Descendre au fond de la mine.

Mettre les mains dans le cambouis.

En clair, se former, s’entraîner, se trouver un « mentor », construire un réseau, apprendre le marketing. (Oh le vilain mot que voilà qu’on dirait une maladie honteuse, comme pensent certains).

Il faut savoir tordre les phrases, ferrailler avec la ponctuation, triturer les mots pour les rendre dociles et fringants.

Et là, quand le texte tient debout, on connait alors le vertige de la joie, l’immense fierté d’avoir « vaincu les éléments ». On est seul et bien avec soi. Heureux, tout simplement.

Eh oui, pas d’écrivain honorable sans un rythme de travail régulier. Sans se remettre en question, sans rigueur, sans exigence, sans une volonté de fer.

Et c’est d’autant plus vrai quand on choisit l’auto-édition.

 

« J’ai acquis une rigueur et une vraie exigence
envers moi-même et mon travail
»

Agnès Martin-Lugand, auteure

 

Regardez ce que nous dit avec justesse et sans démagogie Agnès Martin-Lugand, l’auteure à succès de Les gens heureux lisent et boivent du café et de Entre mes mains le bonheur se faufile :

« Lorsque l’on décide de s’auto-éditer, il faut faire le job correctement, professionnellement. Il faut avoir travaillé d’arrache-pied son texte, ses corrections, sa couverture.

J’ai acquis une rigueur et une vraie exigence envers moi-même et mon travail.

Pour que l’auto-édition gagne ses lettres de noblesse, il faut produire de la qualité et non des textes criblés de fautes et de coquilles ou sans structure.

La condition pour prendre de la valeur auprès de lecteurs et du monde de la littérature, c’est d’être irréprochable dans son travail, quitte à prendre plus de temps. Cela demande des efforts, des heures de travail, de la concentration, de la rigueur. Si nous souhaitons être des auteurs, ne prenons pas notre travail à la légère. »

 

Alors, dites-moi, entre nous, n’est-ce pas un bonheur absolu que d’écrire en recherchant toujours ce « petit supplément d’âme » qui rend un texte magique et bouleversant ?

Crédit photo : nito500

 

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Commentaires

      • BALP a écrit

        Ce n’est peut-être pas ce que vous attendiez , je vous envoie quand-même mes vers:

        J’aime les chiffres en langage machine :
        À « 09:15 ce 06/05/2015 ».
        Mon ami me chine,
        Il lirait « zéro neuf 2 points quinze »

        La suite il transcrit :
        « zéro six zéro cinq 2015 ».
        Moi je lis :
        Ce « 6 Mai 2015 »

        J’aime ce langage
        Car international
        Toujours à la page.
        À cela rien de mal.

        De plus, facile à empiler,
        Plus simple que les lettres.
        Lui ne veut pas s’y fier
        Et ne veut pas s’y mettre.

        Presque comme un enfant
        Apprenant à lire,
        Signe par signe s’en tire
        Lui ne sait lire autrement.

        Imprimerie Nationale
        Voilà la seule norme !
        C’est vraiment bien mal
        D’écrire dans une autre forme.

        Je respecte sa liberté,
        Il reste classique,
        Presque entêté.
        Je veux rester pacifique.

        Sa base est bien établie,
        Ne veut la faire évoluer.
        Il écrit comme il a appris
        Et ne veut pas changer.

        De mon écriture
        Pense-t-il, les autres
        Ne font bonne Lecture,
        Même les bons apôtres.

        Pas de l’écriture « low-cost » Non !
        Aucun lecteur n’a voulu dire :
        « Votre manière d’écrire,
        Ce n’est pas bon ! »

        Voilà le seul écart
        Que je me permets
        Orthographe pour ma part
        Et ponctuation, je m’y soumets.

        Xavier BALP Mon livre :  » Vallée de Barcelonnette  »

        J’ai commandé le livre à Amazon le 29 ou 30 avril. Ce 7 Mai n’ai encore rien reçu.

        • Estelle Loisieux a écrit

          Bonsoir Xavier,

          Pardonnez moi mais je n’ai rien compris à votre texte. Et quel rapport réel avec l’article de Fred ?

          Merci d’éclairer ma pauvre lanterne.

          Bonne soirée,
          Estelle

      • Christiane a écrit

        Bonjour,

        Ce zéro huit ou ce 08 quelle importance au fond ? L’important est ce qui s’écrit dans votre cœur………

        Au moins, Xavier, vous sortez, tout comme Fred, des sentiers battus………

        Au moins que, dans notre Cercle, démocratie survive !

        Ponctuation, pour ma part, j’en abuse…….

  1. Djebailisonia a écrit

    Bonsoir

    Chapeau bas pour cette franchise assumée.
    J’ai cru me retrouver sur les premières pages que j’ai lues d’un réseau social, très en vogue, dédié au livre.
    J’ai très vite arrêté de m’y rendre: trop mal aux yeux!

    Je préfère avoir du mal à être lue, pour le moment, par manque de communication, par exemple, plutôt que de servir de sales feuilles de salade criblées de trous à mes futures lecteurs.

    Vive l’effort!
    Bientôt le réconfort.

  2. Etienne Louvel a écrit

    Bonjour,

    Bien envoyé ! Ca, c’est de l’article ! Vous faites bien de « tirer les oreilles » à tous ces faux auteurs qui se prennent pour des je ne sais quoi ! Vous avez raison de mettre en avant le mot TRAVAIL. Il y en a tant qui l’oublient ou qui ne l’ont même jamais connu, ce qui est pire.

    Bravo Fred ! Votre article est excellent et comme j’aime votre pertinence, votre humour et bien sûr, votre talent. Oui, car vous, vous en avez !

    Respectueusement,
    Etienne

  3. a écrit

    Bravo. Enfin quelqu’un qui ose le dire . Je reçois vos newsletters et merci. C’est la première fois que je viens sur votre blog, et j’y reviendrai certainement. Il a l’air enrichissant.
    Bonne continuation.

    • a écrit

      Bonjour Murielle,

      « C’est la première fois que je viens sur votre blog »
      >> Et moi, j’espère bientôt vous y revoir !

      Fred 🙂

  4. a écrit

    Fred, bravo pour cet article que je trouve très abouti, tant dans la forme que dans le fond.

    Eh oui, le problème, surtout chez certains auto-édités puisque, comme son nom l’indique, les auteurs auto-édités n’ont personne derrière leur épaule pour les discipliner ou leur apprendre ce que délèguent les maisons d’édition : toutes les facettes de la publication d’un livre (mise en page, formatage, marketing surtout, blog d’auteur à entretenir pour garder le lien avec les lecteurs). Il faut mettre toutes les casquettes.

    C’est là tout le revers de la médaille de cette fantastique avancée pour l’auteur : l’auto-édition permet bien sûr de faire émerger des talents qui n’auraient jamais été remarqués par les maisons d’édition « trad », mais permet aussi toutes les dérives et abus : on pond un torchon, surtout on ne se relit pas vu que c’est forcément génial, on n’apprend pas à se former (pas besoin, et puis les lecteurs vont arriver tout seuls, attirés par l’aimant du génie, donc fi du marketing !), on ne fait pas relire son texte (on, ne fais pas relire son, text), il est mis en page de façon moche, et voilà ! On est écrivain édité sur une plateforme très connue, peut-être deux, on est l’égal des « grands ».

    Enlevons cette mauvaise image des auto-édités. Suivons les conseils d’Agnès Martin-Lugand.

    Car je confirme : Agnès Martin-Lugand a entièrement raison : pourquoi un écrivain serait-il délesté de la tâche de travailler sur son œuvre ? Tous les corps de métiers le font ! Trop d’écrivains encore nourrissent ce fantasme qu’un texte parfait sortira tout chaud de leurs mains. Or, même les plus grands écrivent par moments de la merde. Ça s’appelle le premier jet.
    Non. Il faut écrire, écrire chaque jour, même une seule page, qui sera peut-être au final destinée à être éliminée, mais écrire. Quand on veut être pro, il faut écrire chaque jour, et ne pas revenir sur le texte, dans un premier temps. 1e phase : créativité, 2e phase : analyse.
    Puis ne pas s’arrêter avant le mot fin.
    Et là, le travail d’orfèvre, de sculpteur, peut commencer. Il y aura les réécritures, de 3 à… 10 ? Jusqu’à obtention du texte final, qui pourra être relu par des yeux extérieurs (surtout pas par les connaissances, amis, famille, trop subjectifs).
    Les écrivains (débutants surtout) sont souvent susceptibles, à moins que ce ne soient les créatifs en général ? En effet Fred, on ne peut rien leur dire, alors que ce sont ceux-là même souvent qui ont fait des fautes importantes. Un ego surdimensionné ? Peut-être… N’est pas Victor Hugo qui veut…

    • a écrit

      Hello Marjorie,

      Ah ben écoute, tu as tout résumé ! Merci, vraiment !

      Ce que la majorité des auteurs auto-édités (dignes de ce nom) n’ont toujours pas compris : ce sont des entrepreneurs. A partir de là, c’est simple : soit ils assument et se forment, soit ils passent leur chemin. Mais si c’est pour publier des torchons qui décrédibilisent toute la filière de l’auto-édition, je dis NON.

      Et puis, les auteurs indépendants ne sont pas obligés de savoir tout faire. Moi-même je sous-traite de nombreuses tâches, et notamment les RELECTURES ! Il faut juste être un minimum organisé.

      Mais tu sais, nul besoin de chercher loin le problème originel de l’auteur : son ego… (ah ben tiens, tu en parles justement à la fin de ton commentaire)
      Oui, je pense (et j’en suis même sûr) que les « écrivains » sont ceux qui ont l’ego le plus surdimensionné… Et de loin !

      Encore merci pour ta pertinente intervention.

      Fred 🙂

  5. a écrit

    Salut Fred,
    Concernant le ratio inspiration/travail, Stephen King a un mot sympa (de mémoire) : « La seule façon d’avoir l’inspiration, c’est que notre muse sache où nous trouver tous les jours à la même heure. » 🙂
    Quant à la qualité des textes publiés par les indépendants, ne serait-ce qu’au niveau de l’orthotypographie, c’est un gage important de crédibilité, à ne pas négliger. Pour le fond et le style, c’est une autre histoire, tout cela étant bien subjectif (il n’y a qu’à voir ce que publient certaines maisons d’édition…).
    @+
    Jérémie

    • a écrit

      Hello Jérémie,

      En effet, pas mal du tout cette citation de Stephen King.

      « Pour le fond et le style, c’est une autre histoire, tout cela étant bien subjectif »
      >> C’est subjectif, oui. Il n’en reste pas moins que des codes sont à respecter !
      Alors bien sûr, si l’on écrit juste pour soi-même ou obtenir les louanges de sa petite famille, on peut tout se permettre.
      Mais ici, je ne m’adresse pas aux « auteurs du dimanche ».
      Non, je m’adresse aux auteurs motivés qui ont des ambitions, qui veulent être lus, qui veulent VENDRE !
      Et là, même s’il y aura toujours une part de subjectif, un auteur ne peut pas faire tout et n’importe quoi, et encore moins se cacher derrière le prétexte de l' »authenticité ». Ou alors si, il peut. Mais alors, il saura pourquoi personne ne le lit.

      Agnès Martin-Lugand aurait pu dire la même chose : « On ne touche pas une virgule de mon texte parce que ça le dénature et qu’alors je ne me reconnais plus ! » Il m’étonnerait qu’elle aurait eu le succès qu’on lui connait. Car oui, Agnès Martin-Lugand a su mettre de côté son ego. Et Agnès Martin-Lugand écrit avant tout pour ses LECTEURS, et non pas seulement pour elle. Car oui, quand on souhaite être lu, on écrit avant tout pour ses lecteurs.

      A bientôt,
      Fred 😉

  6. camboulives a écrit

    Salut Fred (si je puis me permettre)

    Nous nous connaissons déjà. Si je suis peu bavarde en ce moment c’est que d’autres taches sont devenues, pour l’instant, prioritaires.
    Moi aussi j’ai eu un choc, me relisant quelques mois après, en constatant que mes textes comportaient de nombreuses « distractions ». J’ai donc décidé de me soigner. Plus de relecture par des amateurs, un outil exigeant, il en existe d’excellents, et du travail en effet. En conclusion: laisser « refroidir » avant de servir. Pour éviter l’étranglement à nos lecteurs invités!

    • a écrit

      Bonjour camboulives,

      « Salut Fred (si je puis me permettre) »
      >> Bien sûr ! 😉

      « Moi aussi j’ai eu un choc, me relisant quelques mois après, en constatant que mes textes comportaient de nombreuses « distractions ». »
      >> Ah ben je ne vous le fais pas dire ! Moi-même quand je relis mes premiers articles, j’en ai des vertiges.
      Encore maintenant mes textes sont loin d’être parfaits. Mais là n’est pas le problème, et je continue de progresser. Tout cela est normal. L’important, c’est que des personnes compétentes passent derrière moi pour corriger et améliorer ce qui doit l’être.

      Et oui, laisser « refroidir » fait partie des bonnes pratiques pour améliorer ses textes.

      Bon allez, j’ai un avion qui m’attend, je poursuis ma semaine à Barcelone.

      A très bientôt !
      Fred 🙂

  7. Alain Capdevielle a écrit

    Bonjour Fred,

    J’ai ri de bon coeur en lisant cet article. Eh oui, on connait presque tous un (ou une) de ces auteurs « à la noix »
    qui débite des pages et des pages en matant la pub à la télé ou en engueulant sa femme qui n’a pas mis le couvert.

    Et ces auteurs là (je pense en effet qu’il doit y en avoir un paquet !) tu les remarques en général dans les soirées chez des potes. Tu les vois avec leur ego gros comme une maison, ils s’approchent de toi et n’attendent qu’un seul truc : que tu leur demandes ce qu’ils font dans la vie. Là, tu les vois se transfigurer devant toi. iIs dégoulinent de contentement et te lâchent la phrase orgasmique : « Moi, j’écris ! ». Là, le mec, tout trempé par l’admiration que tu lui portes (enfin, c’est ce qu’il croit…), il en peut plus d’attendre que tu lui demandes: « Ah, super, et tu écris quoi ? ». Aïe, aïe, aïe, voilà la question qu’il ne fallait surtout pas poser ! Parce que là, camarade, t’es piégé, coincé dans les mandibules de « l’écrit-vain » qui va te soûler pendant des heures !

    Superbe article, Fred, car tellement juste, tellement bien observé, et surtout, tellement bien écrit ! Fais-nous en beaucoup des comme ça.

    Amitié,
    Alain

    • a écrit

      Bonjour Alain,

      « J’ai ri de bon coeur en lisant cet article »
      >> Oui mais attention, on finit parfois à en rire de désespoir…

      « un (ou une) de ces auteurs « à la noix » qui débite des pages et des pages en matant la pub à la télé ou en engueulant sa femme »
      >> Ah ah ! Pas mal 😀

      Purée Alain, faut qu’on se retrouve autour d’un verre pour approfondir le sujet, vous me passionnez.
      Communiquez-moi vos dispos.

      A très bientôt,
      Fred 😉

    • Christiane a écrit

      « Les sentinelles du rêve »… Déjà votre texte avait retenu toute mon attention !

      J’apprécie votre style « direct » et votre humour parfois sarcastique mais juste…….

      Le rêve c’est bien mais il est urgent de se réveiller et de désobéir sous peine de mutisme à jamais….
      Qu’en pensez-vous ? Juste pour le plaisir de vous lire à nouveau…..

      Et pour les commentaires de Fred !

  8. Léonie Béranger a écrit

    Bonjour,

    Punaise, vous tapez fort mais ça fait du bien.

    C’est vrai qu’on en « crève » de tous ces « ôteurs » du dimanche qui se la racontent ! Ils souillent le web et les plates-formes d’auto-édition. La honte totale ! Ils n’ont pas l’ombre d’un instant d’humilité face à leur torchon ! Hallucinant ! Mais que faire pour que cesse ce carnaval des ratés ?

    Merci pour votre article Fred. C’est super de remettre parfois les pendules à l’heure.

    Bonne journée,
    Léonie

    • a écrit

      Bonsoir Léonie,

      « Punaise, vous tapez fort mais ça fait du bien. »
      >> Ouais et encore, je suis sur la retenue.

      « C’est vrai qu’on en « crève » de tous ces « ôteurs » du dimanche qui se la racontent ! »
      >> Si si, on en crève bel et bien. Car ces ôteurs vont finir par tuer l’auto-édition si ça continue comme ça.

      « Mais que faire pour que cesse ce carnaval des ratés ? »
      >> Une suggestion ? Car je me pose la même question.

      A très bientôt Léonie,
      Fred 🙂

  9. a écrit

    Bonjour Fréd,

    C’est très vrai. Ecrire en vue de s’auto-éditer (et non pas de s’auto-publier / s’auto-congratuler?), c’est du travail. Je le disais justement dans mon dernier article wordpress, je me cite (haha) : « Car oui, c’est un travail, de s’auto-éditer ! »

    S’auto-publier, en revanche, c’est facile. Pas besoin de se corriger pour publier un texte sur internet, avec les moyens actuels. C’est à la portée de tout le monde ! Tenez, la preuve, j’y suis parvenu, alors que la tehcnique et moi, ça fait trente-six.

    En revanche, quand il s’agit d’avoir une couverture pro, soignée, de se faire corriger (ben oui, ça coûte des sous!), c’est autre chose. On ne parlera même pas d’assurer sa promotion ! Ouhlà, « écueils marketing en vue », comme tu le souligne.

    Après, quand on réfléchit bien, quand on écrit en vue de vendre, on agit ni plus ni moins que comme un commerçant.
    Oui, le livre (ebook ou papier) est une marchandise. Certes, il y a un travail intellectuel derrière, mais celui qui a conçu le design d’une lampe ne voit pas d’inconvénient à vendre ladite « lampe », n’est-ce pas?

    Or donc, quand on agit comme un commerçant, il faut penser comme tel. Vous en connaissez beaucoup, vous, des businessmen qui refusent d’investir un € dans leur business? Personnellement, je ne leur ferais pas confiance.
    Pourquoi acheter ses biens, donc investir MON argent, en tant que lecteur, alors que l’auteur lui-même s’y refuse gaillardemment? Hum?

    Le respect de l’auto-édition par les lecteurs (et celui des éditeurs suivra alors, n’en doutons pas) est à ce prix : profesionnalisme, investissement en temps et en argent, rigueur.

    A bon entendeur…

    • a écrit

      Purée Pascal, J’AIME vous lire !

      Au point d’en oublier de vous dire « Bonjour » pour commencer.

      Imaginez seulement si tous les auteurs auto-édités étaient comme vous ?! C’est-à-dire réaliste. Le rêve !
      Malheureusement, il faudra encore pas mal de pédagogie pour que certains finissent enfin par comprendre ce que c’est VRAIMENT, s’auto-éditer : à savoir être un entrepreneur. Un commerçant, comme vous le précisez si bien.
      Un commerçant qui investi dans la création de son produit avant de le vendre.
      Mais vous savez, bizarrement, j’ai l’impression que presque tous les auteurs auto-édités sont des fauchés. J’exagère un poil. Mais combien de fois n’ai-je pas entendu « Je n’ai pas d’argent pour faire corriger mon livre ou faire faire la couverture ». Par contre, j’aimerais bien voir la marque de la voiture dans le garage…

      Voyez, en publiant cet article, je craignais qu’il ne trouve pas d’écho.
      Mais à lire votre réponse, me voilà rassuré.

      Et j’ai bien ri en lisant le « s’auto-congratuler » 🙂

      Encore merci à vous et votre riche commentaire,
      Fred 🙂

      • a écrit

        ‘Spez de flatteur, va ! 🙂

        A prendre dans le bon sens du terme, naturellement. 🙂

        Vous vouliez me faire rougir? Bravo, c’est réussi. ^^’

        Bon, je vais faire moins riche: j’ai publié mon article de ce soir, je vais pouvoir aller manger ! 😀 Bon appétit et bonne soirée, Fred.

        • a écrit

          Oh, juste certaines vérités qui méritent d’être dites. 😉

          « j’ai publié mon article de ce soir »
          >> Excellent ! Mais vous m’avez piqué mon « bla-bla » (« Or donc, me direz-vous, trêve de blabla »). Plagiat !!! :-p

          Oui, excellent, Cocyclics. Faut que je les interviewe d’ailleurs.

          « mes quatre heures de trajets maison-travail quotidiens »
          >> C’est humainement possible ??!!

          Allez, j’attends la suite demain 20 heures pétantes.

          Fred 🙂

          • a écrit

            Haha. 🙂 Ecrire, quelque part, c’est s’inspirer. La frontière entre inspiration et plagiat est parfois tellement fine !!!

            Peut-être, inconsciemment, avais-je le titre de votre article en écrivant ce « trêve de blabla ». 😉

            En tout cas, flatté de vous compter parmi mes lecteurs de ce soir. N’hésitez pas à laisser un commentaire ! Venant de vous, il sera forcément le bienvenue. J’espère aussi ne pas vous décevoir demain !

            Et, oui, 4 heures de trajet par jours, c’est humainement possible, à condition d’être assis. Mais c’est vrai que ça me fait partir à 7h20 le matin, pour rentrer à 20h50 tous les soirs.

            D’un autre côté, je vois le bon côté des choses ! J’écris beaucoup plus depuis que j’ai déménagé à Maintenon (dans le 28).
            Mais c’est vrai que Maintenon – Nanterre préf’, c’est un chouïa plus long que Rueil – Nanterre préf’. 😀

            Bon, sur ce, je vais me coucher. Je me lève tôt, demain !

            Au plaisir, Fred.

  10. Christiane a écrit

    Bonjour,

    Je suis « nouvelle » dans votre groupe majestueux……..

    J’aime vous lire « Fred » ; j’aime aussi la liberté d’expression et suis convaincue de n’être pas la seule !

    Personnellement, je suis un « écrivaillon » ; je débute et en suis encore à mettre de l’ordre dans mes pensées.

    Merci de partager votre savoir et de donner à d’autres les moyens, les idées, l’espoir, de devenir un « Auteur »…

    Au plaisir de vous lire à nouveau,
    Christiane

    • a écrit

      Bonjour Christiane,

      Et bienvenue sur votre blog ! 😉

      « J’aime vous lire « Fred » »
      >> Ah, Fred est mon vrai prénom ! Enfin, mes parents m’appellent Frédéric, mais juste mes parents quoi !

      « j’aime aussi la liberté d’expression et suis convaincue de n’être pas la seule ! »
      >> Nous sommes au moins deux. Alors, faites-vous plaisir ! Vous êtes ici chez vous : profitez-en vous exprimer ce que vous avez sur le cœur.

      « Personnellement, je suis un « écrivaillon » »
      >> Finalement, nous sommes peut-être tous des écrivaillons au départ. Moi, vous. Mais ce qui permet à certain de passer au stade d' »auteur qui se respecte », c’est justement la remise en question, la mise au placard de son ego, la relecture et la correction de ses textes par des personnes compétentes. Bref, le respect des lecteurs.

      A très bientôt,
      Fred 🙂

  11. Annabelle Solial a écrit

    Bonjour,

    Moi, je vous pose une question: trouvez-vous si normal que ça qu’un auteur doive payer pour écrire ? Moi pas.
    Bientôt, on devra aussi payer pour parler, faire sa toilette, aller dormir. Non, mais attendez, ça commence à bien faire tous ces articles qui donnent des leçons de conduite aux auteurs.

    Un auteur, ça apprend en écrivant, point barre. Pourquoi le montrer du doigt s’il fait des fautes ? Pourquoi le prendre pour un nul s’il n’a pas 10 heures par jour à consacrer à l’écriture ? C’est quoi cette dictature de l’ordre monacal et de la rigueur ?

    Moi, j’écris pour les oiseaux, mes plantes vertes et ma voisine de palier qui est impotente et qui m’écoute lui lire mes nouvelles. Et je vous dis m….
    Annabelle

    • a écrit

      Bonsoir Annabelle,

      Mais bien sûr que c’est normal !
      Encore heureux !

      Un graphiste ne s’est-il pas d’abord formé pour vous proposer une couverture pro ? N’a-t-il pas payé pur ce former ? Et n’a-t-il pas besoin d’un salaire pour vivre ?
      Idem pour les relecteurs. La relecture est un art qui ne se maîtrise qu’au prix d’années de formations et de pratique. Trouveriez-vous normal que des relecteurs professionnels ne soient rémunérés que de pain et d’eau fraîche ?

      Oui, la qualité à son prix. Et en tant qu’éditeur de votre livre, il vous est impossible de posséder toutes les compétences et le regard extérieur pour le publier dans les règles de l’art.
      Vous devez ainsi vous faire aider par les BONNES personnes, et les rémunérer à hauteur de la plus-value qu’elles apportent à votre livre.

      Cela ne s’appelle pas une dépense, mais un investissement dans votre projet.
      Pour lequel il y aura un retour sur investissement lorsque vous vendrez votre livre.
      Investir pour s’enrichir, n’est-ce pas logique ?
      S’il était possible de s’enrichir sans débourser un seul centime, cela se saurait. Que ce soit dans l’immobilier ou l’édition.

      Voyez-vous, nous vivons dans un triste monde où tout le monde veut tout gratuitement. Et sur un plateau en argent, s’il-vous-plait.

      Je ne donne aucune leçon. Je vous expose la « réalité des choses ».
      Maintenant, vous avez le droit de ne pas partager ce point de vue.
      Mais dans ce cas, ce blog n’est pas fait pour vous. Car il ne s’adresse qu’aux personnes ambitieuses, qui ont des objectifs précis, et qui veulent VENDRE leur livre. Ce qui n’est manifestement pas votre cas.

      J’espère que vos plantes sauront apprécier votre talent.

      M… à vous, 😉
      Fred

  12. Geneviève a écrit

    Encore un bel article qui soulève une réflexion très juste sur le métier d’auteur. Le tout agrémenté de beaucoup d’humour et de dérision. Quel plaisir j’ai eu à lire vos réflexions. Merci.

    Et oui, comme dans tout métier, il faut savoir apprendre, s’entourer de personnes compétentes et ne pas avoir peur de remettre son travail en question tant qu’on n’a pas réussi à atteindre un certain niveau. Et je ne parle pas de maîtrise, car si on peut maîtriser l’orthographe ou la grammaire, je crois profondément qu’il y a toujours moyen d’améliorer son écriture.
    Et oui, de ces auteurs, qui ont réussi à « pondre » laborieusement une page pleine de fautes et d’incohérences, j’en connais aussi… De ceux qui demandent un avis sur leur « œuvre » et qui repartent déçus de s’entendre dire qu’il faut encore travailler. Quand ce n’est pas prendre de haut la stupide scribouillarde qui travaille et qui n’a pas su déceler le génie dans leur merveilleuse prose. Il y en a pour tous les goûts. Et pour toutes les humeurs.
    Pas étonnant que je préfère la solitude de ma page blanche.
    Bonnes vacances au soleil.

    • a écrit

      Bonsoir Geneviève,

      « Le tout agrémenté de beaucoup d’humour et de dérision. »
      >> Oui, mais de l’humour sérieux ! 😉

      « je crois profondément qu’il y a toujours moyen d’améliorer son écriture. »
      >> Ah mais bien sûr. Je ne connais aucun auteur digne de ce nom qui repose sur ses acquis.

      « Il y en a pour tous les goûts. »
      >> Tout à fait. Malheureusement, c’est trop souvent de mauvais goût… 😉

      « Pas étonnant que je préfère la solitude de ma page blanche. »
      >> Ah non Geneviève ! Car vous, vous n’êtes pas dans la même catégorie que les scribouillards. Vous, vous respectez vos lecteurs. Alors, écrivez !

      Bien à vous,
      Fred

  13. Pascal a écrit

    Comme d’habitude, Fred tape juste.
    Un bémol (je plaisante) : écrire ce n’est pas « du travail » mais « beaucoup » de travail !
    j’ai la chance d’être publié pour un premier ouvrage, à compte d »éditeur (même si c’est une toute petite maison où il faut s’occuper de sa promo), et dans divers concours de nouvelles, dont le « projet Borges » animé par Jean-Phlippe Toussaint (*) mais j’ai le sentiment que si je l’ai mérité, ce n’est vraiment pas pour « l’inspiration » mais uniquement pour le travail, long, obstiné, qui a suivi les toutes petites « idées » de départ. Tout est dans les mots, leur arrangement musical autant que logique, les références discrètes mais présentes qui inscrivent un livre dans un mouvement culturel, bref le travail du texte, que parfois on reprend complètement à zéro.
    On enrage, à la vue de certains sites, et de la manière dont le journalisme traite la littérature, de voir encenser la platitude et l’indigence au nom de la « sincérité », de l’émotion, du « vécu » : si ça suffisait pour créer un livre qui se tient, ça se saurait…

    (*) http://www.jptoussaint.com/documents/8/8d/BP-OF-48.pdf
    ET : le site de J.P.Toussaint : http://www.jptoussaint.com/borges-projet-index.html
    peut-être certains d’entre vous y sont-ils aussi ? les pseudos du forum ne m’ont pas permis de le deviner.

    • a écrit

      Bonjour Pascal,

      « Un bémol (je plaisante) : écrire ce n’est pas « du travail » mais « beaucoup » de travail ! »
      >> EXACTEMENT ! Merci pour la précision 😉

      « j’ai la chance d’être publié pour un premier ouvrage, à compte d »éditeur (même si c’est une toute petite maison où il faut s’occuper de sa promo) »
      >> Oui, donc c’est très relatif cette notion d' »édition à compte d’éditeur » finalement…

      « si je l’ai mérité, ce n’est vraiment pas pour « l’inspiration » mais uniquement pour le travail, long, obstiné, qui a suivi les toutes petites « idées » de départ. »
      >> VOI-LA ! Tout est dit.

      Décidément, j’ai bien fait de publier cet article. Il m’aura permis d’identifier qui sont les VRAIS auteurs parmi les membres de de blog. Et vous en faites partie. Alors, je garde les meilleurs, et on va continuer de bosser ensemble 😉

      Et merci pour vos références et liens.

      A bientôt Pascal,
      Fred 🙂

  14. Squarciafico a écrit

    Ecrire une histoire n’est pas si facile que ça. On se retrouve seul et là, il faut montrer ses capacités.
    Même en maîtrisant bien le français, il faut enchaîner les mots, les phrases, faire un sans faute. On n’a pas droit à l’erreur. Encore faut-il que l’histoire captive le lecteur.
    Combien de fois ai-je lu et relu mon texte ? C’est incalculable.
    Souvent en relisant, j’ai transformé une phrase, j’ai changé un mot. Ça m’arrive d’ajouter des situations parce que d’autres idées me viennent à l’esprit. C’est sans fin.
    Mais c’est captivant, passionnant, émouvant parfois.
    Je m’attache à mes personnages, parce qu’ils vont vivre, avec moi, des épreuves dont ils sortiront glorieux, mais avec tant de souffrance parfois.
    On y arrive toujours, à condition de prendre le temps de tout superviser. A force de travail, de persévérance, de ténacité tout devient facile. Tout est possible quand l’envie vous prend.
    Le plus pénible finalement, c’est de s’autoéditer. De mettre tout cela sur le kindle, sans erreurs de formatage. Ensuite de se vendre sur un marché où tout le monde se bouscule.

    Bienvenue aux nouveaux auteurs.

    • a écrit

      Bonjour Monique,

      Oui, le marketing est un art à part entière.
      L’art de vendre un livre mériterait qu’on lui accorde à un blog à lui seul tellement il y a à dire.
      Tiens, une nouvelle idée ? Je vais y réfléchir…

      Fred 🙂

  15. Djebailisonia a écrit

    Aucune ambiguïté dans mon commentaire, chère Louna Negra, lorsque je dis « chapeau bas pour cette franchise assumée! » et « vive l’effort… »
    Il n’est pas obligatoire, Marjorie, de crier un « Ô grand merci pour votre article » pour exprimer sa satisfaction et son approbation.
    Lorsque je dis que je me croirais bien sur les pages d’un réseau connu, je ne vous vise pas vous, chère Fred (je suis sûre que vous l’avez saisi!) mais les narcissiques avec un poil dans le main qui prolifèrent sur cette toile!!

    Peut être me suis je mal exprimée? Je me remets volontiers en question.

    En tous cas, ce qui est sûr et répété ici à tous ceux qui, humblement, ne rechigne pas à se mettre à la tâche chaque jour: c’est que l’inspiration, cette force indomptable, n’est qu’une infime partie du rêve d’écrire, le reste n’est que travail.

    • Louna Negra a écrit

      Alors nous sommes d’accord chère Sonia. Merci pour votre réponse et tous mes voeux de réussite.

      Louna

    • a écrit

      Bonjour Sonia,

      « je ne vous vise pas vous, chère Fred »
      >> Ah ben figurez-vous que cela ne m’avait pas traversé l’esprit.
      Mais peut-être que dans votre premier commentaire, il y avait un ou deux points sujets à interprétations. Maintenant, tout est clarifié : « l’inspiration, cette force indomptable, n’est qu’une infime partie du rêve d’écrire, le reste n’est que travail. » 😉

      A très bientôt, passez une bonne soirée,
      Fred

  16. Ahmed EL Ghazi a écrit

    Oui, écrire c’est travailler dur son inspiration. Écrire, n’est pas faire le cordonnier des mots. Un auteur qui cherche à convaincre des lecteurs qu’il a du talent, doit d’abord être convaincu, dans son for intérieur, qu’il en possède. Il doit être satisfait de sa production « artistique ». Bonne chance, Fred.

  17. charmillon a écrit

    Oui, en effet, produire un texte de qualité demande du travail, mais aussi du talent, il faut traquer le cliché,faire la chasse aux répétitions, supprimer les banalité et surtout, donner de la profondeur aux émotions et aux personnages. J’aurais aimé que madame Martin-Lugand ne soit pas l’auteur qui nous prodigue de tels conseils….

    • a écrit

      Bonsoir Charmillon,

      « J’aurais aimé que madame Martin-Lugand ne soit pas l’auteur qui nous prodigue de tels conseils… »
      >> Pourquoi cela ?
      Je ne suis pas certain de bien comprendre votre éventuel sous-entendu.
      Toujours est-il qu’on ne peut pas nier qu’Agnès Martin-Lugand a rencontré un succès phénoménal. Et que cela n’est pas être le fruit du hasard.

      Pouvez-vous me préciser votre point de vue ?

      A bientôt,
      Fred 🙂

  18. a écrit

    Bonsoir à tous et toutes. J’ai un peu de difficulté à saisir ce dont vous parlez.
    Je suis en train d’écrire mon troisième tome d’une trilogie sur la dépendance affective et du jeu compulsif.
    Je me suis mit à compte d’auteur et ça ne fonctionne pas comme je l’aurais voulu.
    J’aimerais-ça comprendre bien de petites affaires qui parfois est assez difficile à faire et à comprendre.
    En 1997, j’ai commencé à écrire un volume sur les deux sujets vécus et quand j’ai eu terminé à écrire, j’avais que trois paragraphe et 404 pages d’ordinateur et j’ai décidé de couper en deux et d’avoir deux tomes en même temps s’en même le savoir.
    J’ai environ 50% d’écrit du tome 3 et je suis dans les pages blanches car en réalité, mon brouillon est fait sauf que je dois développer mes idées.
    J’ai besoin d’aide et de conseil car j’aime ça ce qui se dit toutefois, c’est ma première fois que je vous regarde.
    Merci d’avance et je vais continuer ;a vous lire. marc.

  19. Daniel Bast a écrit

    Bonjour,

    Fred, vous avez raison. Dans cette société du paraître et de la futilité, l’écriture (la vraie !) est bien malmenée.

    A force d’essayer de faire croire à tout le monde qu’écrire un livre est aussi facile que de remplir les grilles du Loto, n’importe quel benêt s’imagine pouvoir construire une histoire, la publier sur Amazon et « passer à la caisse ».

    Il n’est donc pas étonnant que la pauvre auto-édition soit gangrenée par des textes affligeants.

    Votre article est donc d’une grande justesse et vous y mettez l’humour nécessaire pour mieux faire passer le message. C’est subtil, intelligent et efficace.

    Une dernière chose que j’ai jusqu’ici oublié de vous dire: je vous félicite pour la belle initiative des « Sentinelles du rêve ». Associer des auteurs de différents horizons et sans tomber dans un jeunisme aussi stupide qu’ignoble est tout à votre honneur. J’ai aimé la plupart des témoignages ainsi que la couverture qui rassemble, unit, apporte un peu de tolérance dans ce monde qui s’effrite.

    Merci pour l’ensemble de votre travail et sa qualité. Vous au moins, vous « mouillez la chemise », vous « allez au charbon ». Cela, j’imagine, n’empêche pas certains oisifs et autres teigneux ridicules de critiquer ce que vous faites ? Pas grave, ces gens là ne réussissent rien en général…

    A bientôt
    Daniel

    • a écrit

      Bonsoir Daniel,

      « écrire un livre est aussi facile que de remplir les grilles du Loto »
      >> Ah ah, pas mal celle-là ! 😉

      « Cela, j’imagine, n’empêche pas certains oisifs et autres teigneux ridicules de critiquer ce que vous faites ? »
      >> Ah oui oui, soyez rassuré Daniel 🙂

      Bonne soirée,
      Fred

  20. Anne-Lise Vermoeren a écrit

    Bonjour,

    Oui, quelle bonne idée de « recadrer » tous ces imposteurs de l’écriture !!!

    Mon Dieu, quand je vois les kilomètres de fautes de grammaire et d’orthographe dans certains textes, je suis effrayée. Et dire que ces gens s’imaginent être captivants.

    Merci et bravo pour votre article.

    Bien sincèrement,
    Anne-Lise Vermoeren

  21. Patrick Moindrault a écrit

    Je regardais jusqu’ici les écrivains prodiges avec la jalousie du laborieux qui met des années à produire un écrit qu’il juge vraiment valable d’être offert aux autres… Et puis j’ai été consterné par ma naïveté, et par le petit monde de cette autoédition qui propose des feuilles de choux électroniques à une dizaine d’euros, comme sur monBadSeller.com, et que l’auteur n’a même pas pris la peine de relire… en espérant que ce ne soit qu’une affaire de coquilles… ou pas !

    Victime collatérale parmi tant d’autres, je comprends bien que l’amalgame soit facile à faire entre auteur inconnu et crétin inculte… Tant pis, mais je dois dire que la fiction m’a autant refroidi qu’elle m’a fait prendre un véritable plaisir.. pendant quelques années. Car pour écrire cinq bouquins, il m’a fallu une bonne décennie ! Pas de chance, j’ai le défaut impardonnable d’avoir plus de cent cinquante mots à mon vocabulaire… Effectivement, n’est pas Marc Lévy qui veut ! Sans rancune Marco, mais je préfère mes petits maux à tes grands mots.

    Donc merci pour cet article Fred. J’espère que ce n’est pas mon côté « emmerdeur pathologique » qui déteint sur toi !

    • Louna Negra a écrit

      Bonjour Patrick,

      Il n’y a pas à dire, vous avez (souvent) le mot juste, l’analyse pertinente et le constat un peu dépité des gens de talent. Allez, une fois n’est pas coutume, je vous embrasse.

      Bien à vous,
      Louna

      • Patrick Moindrault a écrit

        Heureux de vous relire chère Louna,

        Mais je vous rassure, je sais aussi (souvent) être d’une mauvaise foi totalement assumée. 😉

  22. a écrit

    Coucou Fred

    Que de vérités dans ton article 😉

    Je voudrais aussi souligner la faute aux vendeurs de rêves.
    Combien de formations existent vendues très chères et qui
    font croire que l’on peut écrire un livre et le vendre en quelques
    jours et en vendre tout plein tout plein 😉
    Quand je vois déjà le temps qu’il faut pour écrire un livre digne
    de ce nom, et surtout le temps que l’on passe pour le faire
    connaitre et développer son marketing……….
    Cela a pour conséquences les abus, et les sous livres que
    tu dénonces.

    Bonne soirée

    • Alain Capdevielle a écrit

      Bonjour Marie Do,

      Tout à fait d’accord avec vous ! Combien de « marchands d’illusions » sur internet
      et ailleurs ! Je n’ose même pas y penser.

      Comme vous le dites avec vérité, écrive un VRAI livre prend beaucoup de temps;

      Alors, les livres écrits en 8 jours, quelle imposture !

      Amitiés,

      Alain

    • a écrit

      Hello Marie-Do,

      Tu vises très juste…
      C’est le revers de la médaille quand un phénomène nouveau apparaît (comme c’est le cas de l’auto-édition depuis peu) : des pseudos-marketeurs profitent du filon pour vendre du rêve. Forex ou auto-édition, aucune différence pour eux.

      A bientôt,
      Fred 🙂

  23. a écrit

    Bonjour Fred,
    J’aime beaucoup cet article qui conscientise avec humour.
    Il ya une citation dont j’ignore l’auteur, qui dit : le sage est comparable à l’archer, quand il manque un objectif il recherche la cause en lui-même. Si l’autoédition a une image plutôt négative auprès des lecteurs potentiels, c’est justement à cause de ces écrivains des jours fériés plus préoccupés de la reconnaissance que de la qualité du travail. Or auto-éditeur = auto-entrepreneur ; le travail doit être fait avec le plus grand sérieux, dans la forme comme dans le fond car nous sommes les ambassadeurs de notre art.
    Nous ne travaillons pas avec une maison d’édition, ce qui est pour l’individu lambda, peu ordinaire. C’est donc à nous de prouver que le talent d’un écrivain n’est pas lié à son choix ou non de se faire éditer par une maison classique, et que même en étant seul, on peut parvenir à proposer aux lectorats, des contenus pertinents. Et c’est clair qu’il faut pour arriver à relever ce défi, une dose de courage, d’humilité et de remise en question. Et aussi miser sur la qualité des détails, graphisme et autres. Faut pas avoir peur de se remettre « à étudier au besoin », ce n’est jamais superflu. Le tout peut paraitre être un travail de longue haleine mais l’enjeu en vaut le coup.
    Pour terminer, quand un écrivain se met à plastronner dans les salons avec condescendance pour se faire remarquer… hhhh ça craint… pour lui bien sûr. Un bon vieux proverbe dit que « bon drap n’a pas besoin d’être étalé pour trouver preneur ». Par contre quand on est préoccupé plutôt par la qualité de son travail, le succès suivra lui-même.
    En tout cas merci pour ce que tu nous proposes. Sans fausse flatterie… j’aimerais bien faire pareil… un jour ! ha ha ha
    Très cordialement 😉

    • a écrit

      Bonsoir La belladone noire,

      « ces écrivains des jours fériés »
      >> Ah ah ! 😀 Je vais la noter celle-là. 😉

      « auto-éditeur = auto-entrepreneur »
      >> VOI-LA ! Moi, j’appelle ça des « auteurs-entrepreneurs ». Mais on s’est bien compris.

      Tout ce que tu dis est très juste.
      La qualité, ça ne se brade pas !

      A bientôt,
      Fred

  24. Rocco Claire a écrit

    Bonjour à tous, bonjour Fred,

    Oui tu l’as dit Fred, c’est exactement ÇA. J’adhère à 100%.
    Travailler, sans jamais s’arrêter, revenir pour corriger, remanier jusqu’à la satisfaction. Ce que j’apprends mieux à faire avec mon deuxième roman. C’est un bonheur, tout ça 🙂

    Merci pour tes articles plus intéressants les uns que les autres, ils m’aident énormément.
    A bientôt.
    Claire

    • a écrit

      Hello Claire,

      Ton premier livre était déjà très bon.
      Après, ce sont des petits détails qu’il faut ajuster, mais qui font toute la différence.
      Tu es une personne dynamique et ambitieuse, je n’ai aucun doute sur ta capacité à atteindre tes objectifs et nous publier une perle 🙂

      A bientôt,
      Fred

      PS : ta liseuse et ton livre ont été envoyés aujourd’hui même 😉

  25. Barnabé Gilwright a écrit

    Bonjour,

    Comme d’habitude, excellent article !

    Quel boulot vous faites sur ce blog, c’est fou ! Il semble que la grande majorité de vos abonnés en soit consciente, à en juger par les commentaires de plus en plus nombreux. Tant mieux, c’est amplement mérité.

    Par contre, deux question: envisagez-vous de proposer une formation sur les « pré-lancement » de livres (ouvrages pratiques ou de fiction) et une autre sur les relations avec la presse et les médias pour la promotions de nos ouvrages ?

    Merci pour vos informations et très longue route à votre blog. A quand une petite vidéo ?

    Amicalement,
    Barnabé

    • a écrit

      Bonjour Barnabé,

      « envisagez-vous de proposer une formation sur les « pré-lancement » de livres (ouvrages pratiques ou de fiction) et une autre sur les relations avec la presse et les médias pour la promotions de nos ouvrages ? »
      >> Oui tout à fait Barnabé, c’est prévu.
      Il va falloir être encore un peu patient, mais j’y travaille.
      Le « pre-lancement » d’un livre est tout un art, un processus passionnant qui peut donner des résultats spectaculaires en terme de ventes. Jean-Philippe Touzeau, un auteur auto-édité à succès, utilise beaucoup cette stratégie et avec grande réussite.
      Concernant la relation presse, elle peut vous ouvrir toutes les portes et vous offrir une tribune devant vos lecteurs. C’est donc un outil essentiel dans l’arsenal marketing de l’auteur auto-édité. Mais attention, il y a des codes à respecter. Et une communication presse mal exécutée à un impact nul.

      « A quand une petite vidéo ? »
      >> Merci Barnabé d’appuyer là où ça fait mal 😉
      Oui, il faut que je me mette à la vidéo !

      A bientôt,
      Fred

  26. Fabienne Cazeneuve a écrit

    Bonjour Fred,

    Je suis ravie de lire tous les commentaires suite à ce nouvel et superbe article.

    Ce que vous écrivez est tellement juste. C’est vrai que c’est souvent déprimant de lire des livres ou des articles médiocrissimes venant d’auteurs auto-édités. Ces gens là n’ont aucun respect pour leurs lecteurs. D’autre part, ils salissent le statut d’auto-éditeur et c’est insupportable.

    Pourquoi, lorsque qu’un auteur qui auto-publie sur une plate-forme, n’existerait-il pas, AVANT PUBLICATION, un comité de lecture composé de personnes compétentes, objectives et bien sûr « intraitables ». Cela permettrait d’évincer les mauvais textes.

    Bonne journée,
    Fabienne

    • Patrick Moindrault a écrit

      En fait ça existe depuis bien longtemps, ça s’appelle un éditeur… ou ça existe depuis moins longtemps, avec certaines plateformes ne laissant entrer que les auteurs connus mais sans aucune ouverture d’esprit (la plateforme, pour les auteurs ça se discute), et puis il y a aussi la sélection naturelle, comme avec le grand méchant Amazon, et pour les recalés, il reste le grand n’importe quoi, comme avec monBadSeller.com !

  27. Patrick Moindrault a écrit

    Personnellement, j’adore le babillage des spécialistes en tout, il y en a tellement, en écriture comme en tant d’autres choses. Leur soliloque est un délice, et passer pour un imbécile m’a toujours amusé, c’est souvent très instructif ! Si vous n’êtes pas très familier avec cet exercice, essayez, je vous le recommande. Ce n’est pas forcément très gratifiant pour l’ego, mais on en apprend tellement sur la nature humaine, qu’il serait dommage de s’en passer ! Un véritable travail d’investigation pour l’écrivain, si, si.

    Apparemment, il y a un point qui est passé à la trappe : parfois j’ai honte à l’idée d’écrire un mot ou une expression correctement, alors que l’usage consacré lui tord allègrement le cou. Je me demande toujours quelle proportion de lecteurs y percevra une faute imaginaire ? Je dois avouer que ce cas de conscience me tracasse.

    Alors oui, il y a de tout dans l’autoédition, je ne vais pas non plus revenir sur la frilosité des lecteurs et du petit monde de l’édition classique, à oser aller à la rencontre de « jeunes » auteurs. J’en ai déjà parlé ici et là, mais tout de même, quand une société est rendue frileuse au point de devenir sécuritaire aussi dans le domaine culturel, une telle société, qui n’est plus une civilisation d’inventeurs ou de créatifs, mais juste un conglomérat de simples marchands, a-t-elle vraiment un avenir ?

    J’imagine un Boris Vian – à mon avis un des meilleurs OVNI littéraires qui soit – proposant ses manuscrits aux grandes maisons d’édition, en le transposant à notre époque… Sans nul doute aurait-il été refusé partout, et aurait-il fini par s’autoéditer… mais aurait-il réussi à vendre ses livres ? Pas si sûr !

    • André Parisy a écrit

      Bonjour Patrick

      D’une façon générale, j’apprécie le contenu de vos interventions sur ce blog. En effet, vous avez un art consommé du paradoxe qui n’est pas déplaisant même si, selon moi, cet art est assez vain.

      De fait, cultiver d’instinct ou par jeu le contrepied est séduisant quand cela est bien fait (et vous le faites bien, c’est indéniable) mais cela mène souvent dans une impasse qui a tendance, tôt ou tard, à laisser » l’insolent » sur le carreau.

      Mais bon, à chacun sa « trousse de survie » n’est-ce pas ?

      Pour en revenir à Vian, ce trublion ( surtout très doué dans l’art de brûler sa vie mais ce n’est pas une critique) m’a toujours semblé surestimé comme auteur.

      Oh bien sûr, certains passages de « Vercoquin et le Plancton » des « Fourmis » ou de « L’écume des jours » valent le détour. Toutefois, cela me semble un peu mince comparé à la notoriété de notre homme.

      En effet, je trouve ses livres mal ficelés, manquant de rigueur (« Entretien avec un Mythomane » est, au contraire des livres de Vian, très bien construit et je ne vous dis pas cela pour vous flatter –j’ai passé l’âge de ce type de futilité–) et à la limite, ennuyeux.

      J’ai lu Vian lorsque j’avais 16/17 ans, j’oserais dire « comme tout le monde ». Littérature soi disant rebelle qui, pour moi, correspond à ce qu’est aujourd’hui une certaine prose d’auteurs « bobos » qui s’imaginent donner un coup de pied dans le « landerneau parisien » quand ils nous narrent une scène de cul au dernier étage de la tour Eiffel ou dans les toilettes très fréquentées d’un bar du Marais.

      Je me souviens que certains de mes amis de l’époque m’en voulaient presque de ne pas adorer le « Dieu Boris » et je m’étonnais moi même de leurs snobs reproches. Je dis « snobs » car ces amis là ne lisaient pas plus Vian que je ne lisais les colonnes du « Monde diplomatique ». Comme quoi, la « pensée unique et eunuque » ne date pas d’aujourd’hui. ».

      Que reste t-il aujourd’hui du trompettiste de Saint-Germain des Prés ? Peut-être la nostalgie d’une époque vécue ou rêvée où, de fait, la vie était plus douce, plus joyeuse, plus insouciante.

      Vian symbolisait cela: le chic de l’insolence et d’un certain anti conformisme de façade. Je dis « de façade » car Vian aimait (on le sait peu) l’argent, les beaux tapis signés, les quartiers chics et les parfums onéreux. Alors,hein, n’abusons pas de l’image rebelle de l’auteur de « J’irai cracher sur vos tombes » (détestable roman, tout comme le film d’ailleurs).

      A la décharge de cet écrivain honorable mais pas plus, je retiendrai tout de même « Un automne à Pékin ». C’est de loin son meilleur livre car il nous parle de lui sans fard, sans futilité. Avec le regard de celui qui sait qu’il va bientôt mourir. Ce texte est assez fort et mérite le détour. Pour le reste, je m’étonne moi même d’avoir, à l’époque, lu autant de ses livres. Mais il est vrai que c’était « presque » un passage obligé. Alors j’ai lu.
      Encore lu. Et 45 ans plus tard, je me dis que je m’étais 100 fois plus « amusé » avec les merveilles de Queneau, Blondin, Huguenin, Nourrissier ou même Charonne.

      Mon cher Patrick, j’ai eu plaisir à vous lire et à vous répondre et comme pour faire un bon mot (quoique un peu vain et facile) « Autant en emporte le vian ». Bonne journée.

      André Parisy

      • Patrick Moindrault a écrit

        Bonsoir André,

        Je vais sans doute vous décevoir… mais je suis de votre avis !

        Si j’ai évoqué Boris Vian, c’est justement parce que ses écrits ne cassent pas, dans leur ensemble, trois pattes à un canard ! Amateur d’absurde de pataphysique, j’en comprends le principe, mais pas le succès ! Effectivement, à mon sens, à part quelques nouvelles et « L’automne à Pékin » (qui ne parle bien entendu ni de l’automne ni de Pékin), il y a beaucoup de déchets… D’où mon interrogation. Où serait-il catalogué en éditant de nos jours, écrivaillon navrant ou génie ? La première solution me semble plus probable. Je me demandais donc en filigrane si l’originalité avait encore droit de cité face à tous ces Marc Levy qui pullulent actuellement.

        Je ne me revendique pas de Vian, à part peut-être pour souffler de temps à autre dans un truc en ferraille. Je ne sais pas si ce que j’écris est meilleur ou pire (pire sans doute), mais si je devais situer mon « Entretien avec un mythomane », à première vue il serait plutôt placé entre « Peplum » d’Amélie Nothomb (sans son côté niais exaspérant) et une version immobile de Jonas Jonasson avec « ‘Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire »… mais si vous avez une autre case où le ranger, n’hésitez pas !

        PS : Entre Boris et Amélie, je classe les deux au même niveau : du génie quand ils veulent bien se « casser le cul », mais sinon, passons notre chemin…

  28. Christiane a écrit

    Bonjour,
    Je réagis au commentaire de Mr Moindrault : très jouissif !!!

    La technique du « débile » : testée et approuvée !!!
    Boris Vian : de fait, il dort depuis trop longtemps…. Il nous serait si utile !!!

    Société sécuritaire dans le domaine culturel : selon moi, surtout dans celui-là ! Une masse
    de crétins ou assimilés est bien plus facile à gouverner et si vous assaisonnez de « peur » vous obtenez
    un agglomérat figé, obéissant…..

    Tant qu’à faire de « s’autoéditer » écrivons pour secouer, pour bousculer, mais dans ce cas, que faut-il
    avoir comme âme d’écrivain ?

    Tirez sur l’auteur si vous voulez, mais, visez mal ?!

    • Patrick Moindrault a écrit

      Bonsoir Christiane,

      L’auteur doit-il être un secoueur de cocotier ? Dans l’idéal pourquoi pas, mais hélas je suis beaucoup plus rebelle et emmerdeur dans la vie, que dans mes écrits. Sur le papier j’essaie d’être un peu plus subtil, en proposant plusieurs niveaux de lecture, du divertissant au conte philosophique, de l’humoristique à l’introspectif, mais c’est sans doute bien présomptueux. Alors tirer sur l’auteur, oh oui, mais pourquoi toujours viser mal ?

  29. Yannick A. R. FRADIN a écrit

    Très bel article qui encourage vivement à trouver les bonnes personnes pour faire une vraie relecture efficace et sans concessions. Il n’y a qu’à travers le prisme de lecteurs attentifs et exigeants que la qualité pourra être améliorée. Inspiration, engagement, régularité, travail sérieux et réfléchi. Quand on veut proposer le fruit des errements de son imagination à des lecteurs, un travail rigoureux et approfondi est nécessaire, ainsi qu’une capacité d’écoute et de remise en question. Ce n’est pas facile, mais l’humilité et l’ouverture font plus avancer que l’enfermement et l’impression de science infuse.

  30. MERISIER a écrit

    Excellent article Fred, ce que tu écris est très juste. Écrire c’est aussi un vrai job.
    Comme disait Renoir, je cite de mémoire: « la peinture est un métier manuel et il faut le faire en bon artisan ».
    Perso, ex-artisan escaliéteur (retraite maintenant!), je dirais également que fabriquer un escalier c’est 5% de réflexion + mise au plan et 95% de travail (prétendument) manuel. C’est ce qui distingue le professionnel du charlot….

  31. Danièle a écrit

    Ha! Ha! Ha! J’ai découvert ce blog il y a peu. J’adore!

    Il est vrai qu’il est plus facile de nos jours de se croire écrivain.
    Je suis lectrice pour Nouvelles Plumes. Pour ceux qui ne connaissent pas, cette maison d’édition, elle permet aux auteurs, non encore édités, de soumettre leur manuscrit à un comité de lecteurs lambdas, dont je fais partie. De ma modeste expérience, je peux vous dire qu’il y a quelques perles. À se demander, pourquoi ils n’ont pas trouvé d’éditeur.
    Puis, il a ceux qui soumettent un manuscrit truffé de fautes d’orthographe, grammaire, syntaxe, ponctuation. Mais le pire, c’est qu’il se trouve des gens pour leur dire que c’est bien écrit! Facile de se croire écrivain.

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