Ma méthode béton en 3 étapes pour éliminer ces satanées erreurs avant impression définitive 

Bon à tirer approuvé
– Votre BAT est approuvé ? C’est parti pour l’impression ! –

Une des étapes incontournables pour publier son livre en version imprimée, c’est de valider le bon à tirer, ou BAT.

Cette étape est d’une importance absolue. Et si elle est négligée, elle peut ruiner tous vos espoirs de succès.

Ainsi, vous avez tout intérêt à faire les choses dans les règles de l’art.

Mais avant de vous expliquer comment mettre toutes les chances de réussite de votre côté, commençons déjà par nous poser la question :

 

C’est quoi, le BAT ?

 

Pour donner vie à votre ouvrage, votre imprimeur a besoin du fichier informatique de ce livre.

Généralement, il vous demande un fichier PDF.

Mais il serait bien trop risqué de lancer directement la presse à partir de ce fichier PDF. Imaginez seulement qu’une coquille se soit glissée sur la couverture ? Que les couleurs imprimées ne correspondent pas à celles qui étaient affichées à votre écran ? Le résultat serait catastrophique.

Ainsi, serait-il vraiment raisonnable d’imprimer directement 1.000 exemplaires de votre livre à partir de son fichier PDF ? Assurément non.

Et c’est là qu’intervient notre bon à tirer !

Plus précisément, il a 3 fonctions :

  1. Vous permettre d’effectuer une ULTIME vérification de votre livre avant le tirage, d’observer si l’impression est conforme à vos souhaits et d’apporter d’éventuelles modifications.
  2. Dégager l’imprimeur de toute responsabilité de votre ressort (comme une faute dans votre texte, une erreur de typographie…).
  3. D’engager votre imprimeur à obtenir le résultat attendu, conformément au BAT validé.

 

Dans la pratique, comment ça se passe ?

 

C’est très simple : votre imprimeur imprime un exemplaire de votre livre. C’est notre fameux BAT, aussi appelé épreuve.

Si vous constatez un problème sur ce BAT, par exemple une faute frappe, que le papier choisi n’est finalement pas le meilleur… bref, que quelque chose doit être amélioré, cette dernière occasion vous permet encore d’apporter toutes les modifications nécessaires.

Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit : beaucoup d’erreurs, pourtant « invisibles » à l’écran, bondissent soudain à l’impression.

Bien sûr, vous êtes libre de demander à votre prestataire d’imprimer autant de BAT que nécessaire après chaque modification, jusqu’à être certain du résultat. Plutôt un de trop que pas assez

Toutefois, si après vérification du bon à tirer, la seule anomalie constatée est une faute d’orthographe page 216, vous modifiez simplement votre PDF sans rien toucher au reste de votre texte, vous le renvoyez à votre imprimeur, et il ne sera pas nécessaire de refaire un BAT.

Surtout qu’imprimer un BAT, c’est pas gratuit ! Et même si certains imprimeurs en incluent un dans le forfait de votre tirage, les suivants sont payants. Cela peut coûter de quelques euros à plusieurs dizaines d’euros.

Nota : Certains imprimeurs vous proposent de vous envoyer un BAT… par mail !

Ok, c’est gratuit, mais vraiment, je vous déconseille vivement de procéder ainsi.

Pourquoi ?

Parce qu’un livre imprimé se vérifie… imprimé ! Sinon, comment se rendre compte de potentiels défauts d’impression ?!

Certains auteurs décident même de se passer du BAT pour gagner du temps. C’est sûr que si certains, après des semaines de travail, veulent se tirer une balle dans le pied juste pour satisfaire leur impatience, pourquoi pas !

Mais rappelez-vous : un livre de qualité non professionnelle est un échec assuré. Les lecteurs sont impitoyables. C’est aussi simple que cela.

 

Comment vérifier le BAT dans les règles de l’art ?

 

Ma méthode est composée en 3 étapes :

Étape 1 : « Vérification vue du ciel »

Pour cette première étape, prenez votre livre en main, tournez-le, retournez-le. Examinez la couverture sous toutes les coutures et regardez si rien ne vous tape à l’œil.

Pour l’instant, ignorez le texte et concentrez-vous sur tout le reste :

  • Le format d’impression est-il correct ?
  • Y a-t-il des défauts grossiers ?
  • La qualité d’impression de la couverture est-elle optimale ?
  • Le collage est-il de bonne qualité ?
  • La découpe des pages est-elle fine ?

Étape 2 : « Vérification des zones sensibles »

Une petite astuce pour commencer : en tenant votre livre d’une main, faites rapidement défiler toutes les pages de l’autre main. En comparant en un clin d’œil les pages entre elles, vous observez facilement des défauts d’alignements, des pages aux mauvais endroits, des numérotations manquantes…

Maintenant, vérifiez les points clés de votre livre :

  • Le code-barre est-il juste, correctement placé ?
  • Le prix, l’ISBN sont-ils bien indiqués ?
  • Les pages liminaires sont-elles dans l’ordre ?
  • Tous les chapitres commencent-ils sur une page de droite (page impaire) ?
  • Les mentions légales sont-elles présentes et à leur juste place ?
  • Les pages de droites sont-elles bel et bien… à droite ?
  • Les dialogues sont-ils présentés correctement, avec la bonne typographie ?
  • Les numéros de page sont-ils tous indiqués, et les pages blanches sont-elles bien NON numérotées ?
  • La mise en page, les interlignes et les marges sont-ils respectés ?
  • Y a-t-il des veuves ou des orphelines d’égarées ?

Étape 3 : « Vérification au peigne fin »

Pour cette dernière étape, l’objectif est d’observer votre texte à la loupe afin de relever les erreurs les plus discrètes.

Pour ce faire, commencez par relire l’intégralité du texte de la couverture.

Pas de faute ? Typographie ok ?

Alors, continuons.

Maintenant, l’opération consiste à vérifier l’intégralité du texte des pages intérieures. C’est-à-dire relire votre livre. Oui, encore une fois…

Mais êtes-vous vraiment la personne la mieux placée pour faire ce travail ? Je ne le pense pas. En effet, après avoir écrit, réécrit, lu et relu votre livre, vous n’avez plus la capacité de relever les erreurs.

Alors, comment faire ?

En sollicitant une personne de votre entourage qui n’a encore JAMAIS lu votre livre.

Et si vraiment personne ne peut faire cette vérification minutieuse à votre place, voici une astuce pour le faire vous-même avec efficacité : la lecture… en marche arrière !

De quoi s’agit-il ?

Tout simplement d’une lecture en partant de la fin de votre livre. Vous le relisez paragraphe par paragraphe… en remontant vers le début ! Fastidieux, mais fichtrement efficace !

 

Ça y est, vous êtes maintenant certain que votre BAT est ok ?

Alors, vous pouvez donner votre accord à votre imprimeur pour lancer la production, en indiquant « Bon pour accord » sur le bon à tirer, en le datant et le signant.

Quoi que… maintenant que j’y pense, j’aurais même pu ajouter une étape 0 : « D’abord, on se calme ! »

Pourquoi ?

Je vous l’explique : quel est le vilain péché d’un auteur qui reçoit son BAT tout beau tout chaud ?

L’impatience !

C’est un comble, après avoir passé des mois et des mois à créer son livre !

Ainsi, excité comme une puce, limite dans un état de transe, l’auteur voit que l’aspect global de son livre est ok et donne aussitôt son feu vert à l’imprimeur, plus précipitamment encore que Speedy Gonzales.

Oui, tenir son BAT en main rend nerveux, surtout quand c’est la première fois de sa vie ! Mais à vouloir trop se précipiter, on brûle les étapes. Et on finit par le payer cher. Très cher.

Alors, respirez un bon coup, allez faire un tour dehors (votre BAT ne s’envolera pas pendant votre absence…).

Prenez le temps de faire les choses bien, et vous serez heureux de ce que vous avez fait.

 

Nota : en attendant l’heure de gloire, ce grand jour où vous réceptionnerez des cartons pleins de l’œuvre de votre vie, vous aurez certainement du mal à trouver le sommeil, aussi excité qu’effrayé à l’idée d’avoir fait un oubli, de ne pas avoir vu LA grosse faute de grammaire sur la 4ème de couverture.

Un bon somnifère, et ça ira mieux 😉

 

Et vous, avez-vous déjà négligé votre BAT avec de fâcheuses surprises à l’arrivée ? Racontez-nous vos expériences dans les commentaires ci-dessous ! 😉

 

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Commentaires

  1. a écrit

    Bonsoir Fred,
    J’ajouterai : ne jamais accepter un BAT numérique ! Pour la 1ère fois en 10 ans, je viens d’en faire la triste expérience. En vue de gagner 2 semaines, j’ai perdu toutes les ventes de Noël et les dédicaces. C’est très mauvais pour le moral et… pour l’image !
    Les pros disent qu’un texte doit être relu 7 fois, et en effet par plusieurs personnes différentes. C’est ce qu’on appelle la bêta-lecture.On déconseille les professeurs de français car ils ne voient que les fautes d’orthographe.
    Par ailleurs, il est judicieux de laisser passer au minimum une nuit avant de reprendre un texte car comme dit le proverbe « la nuit porte conseil ».
    Merci à toi et à bientôt.

    • a écrit

      Bonjour Michelle,

      « C’est en faisant qu’on apprend ! »
      Même si l’on se passerait bien de ce genre de mésaventures…

      « J’ajouterai : ne jamais accepter un BAT numérique ! »
      => J’en parle dans l’article.
      J’ai toujours été très surpris par ce choix du BAT numérique : car, comment vérifier l’état d’un livre imprimé… sur écran ?!

      J’estime qu’un prof de français a toute sa place dans la relecture d’un livre. A condition de ne pas être le seul à la faire. Plusieurs profils différents sont complémentaires : l’un se focalise plus sur le style, l’autre sur le français, le troisième sur la mise en page…

      A bientôt,
      Fred

  2. a écrit

    Bonjour Fred,

    Je tiens vraiment a te remercier pour ton blog qui a été (et qui sera) une mine de renseignements pour moi.
    Je suis auteur (amateur) de science-fiction et me lance à peine dans la grande aventure de l’auto-edition. Tout ceci est une constante decouverte, et un apprentissage sans fin.
    Ton blog m’a permis de facilement trouver les reponses à mes questions, et m’a permis de decouvrir un florilege d’autres sites tout aussi interessants.

    Je me suis permis d’ajouter un lien vers ton blog sur le mien (www.orionpx.fr).

    Amicalement.

    • a écrit

      Hello C.P. Rigel,

      Pas mal du tout ton blog. Et j’ai comme un peu reconnu le mien 😉
      Du coup, la barre latérale à gauche, ça m’a fait tout bizarre.

      Tu en es à tes débuts, je te souhaite le meilleur pour la suite, tu es bien parti.

      Comme tu le dis si bien, c’est un apprentissage sans fin. Et c’est ça qui est passionnant, surtout que tout évolue vite. Vivons cette passion ensemble 😉

      A très bientôt,
      Fred 🙂

      • a écrit

        Merci ! Effectivement j’ai vu qu’on avait choisi le même thème, très bien réalisé d’ailleurs. L’un des thèmes WordPress les plus complets pour moi.

        Je n’ai pas encore pu lire la totalité de ton contenu, mais je m’y attèle :p

        La partie qui me fait le plus « peur » est la promotion et la communication, ce n’est pas quelque chose qu’on improvise, mais un réel travail tout aussi technique que l’écriture en elle-même.

        Amicalement,
        C.P.

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